Nord-Kivu : la société civile du territoire de Lubero dit non à la désinformation et la propagation des messages de haine pendant cette période de conflits
Nous avons organisé cet atelier connaissant bien que la désinformation, la mésinformation, les rumeurs, les discours de haine sont à la base des conflits, de plusieurs cas de justice populaire avec toutes les conséquences, l'insécurité et que les acteurs de la société civile dans sa diversité ont un grand rôle pour lutter contre ce fléau qui tue plus que les armes de la dernière génération...
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C'était lors d'un atelier de formation des acteurs de la société civile dans sa diversité tenu le jeudi 1/05/2025 à Musienene, territoire de Lubero au Nord-Kivu. Cette séance, tenue dans la salle FUNGULA MASOLO de Musienene, était concentrée sur la lutte contre la désinformation, la mésinformation, les rumeurs et les discours de haine, comme le confirme le président de la société civile du territoire de Lubero, Muhindo tafuteni. Selon lui, ces enseignements vont contribuer à réduire les risques liés aux fausses informations pendant cette période de conflits armés.

Plus de 40 participants se sont engagés à sensibiliser les membres de leurs composantes ou les habitants de leurs entités pour élargir cette campagne qui vise le partage d'une information seine et crédible durant cette période grave dominée par la guerre à l'Est de la République démocratique du Congo.

« Nous avons organisé cet atelier connaissant bien que la désinformation, la mésinformation, les rumeurs, les discours de haine sont à la base des conflits, de plusieurs cas de justice populaire avec toutes les conséquences, l'insécurité et que les acteurs de la société civile dans sa diversité ont un grand rôle pour lutter contre ce fléau qui tue plus que les armes de la dernière génération. Cet atelier va contribuer à limiter les dégâts causés par la désinformation, la mésinformation, les rumeurs et discours de haine dont le plus grand vecteur reste les réseaux sociaux pour faciliter la manipulation», a dit le coordonnateur de la société civile de Lubero.

Même si la liberté d'expression est garantie, la diffusion des fausses informations n'est pas autorisée. A-t-il martelé. 

La coordination de la société civile de Lubero dit avoir pris cette décision de mener cette campagne, une façon pour elle de réduire les risques. 

 « La désinformation a toujours été à la base des conflits entre les civils et les autorités, la population civile et les agents des ONG, ICCN, MONUSCO, et des civils entre eux. C'est un grand problème, car les dégâts que la désinformation cause sont incalculables, avec plusieurs cas de morts enregistrés en territoire de LUBERO », a-t-il souligné. 

Notons que le danger de la désinformation impact négativement sur l'engagement démocratique et civique, empêche un débat public ouvert et érode la confiance entre les membres de la communauté,entraîne des préjudices physiques, psychologiques et sociaux, surtout en temps de crise.


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