Une vive polémique secoue l’opinion publique congolaise suite à une intervention du journaliste Yves Abdallah Makanga sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Ce dernier est au cœur d'une vague de critiques pour des propos jugés outrageants et haineux visant l’épouse et les enfants de Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23).
Lors d'une récente intervention sur la RTNC, le journaliste avait déclaré :
« La femme de Corneille Nangaa habite au Canada. Elle s’appelle Yvette, elle a trois filles. À Goma, on viole, tandis que ses enfants vivent tranquillement au Canada. Donc, on peut aussi violer la fille de Nangaa au Canada. »
Cette sortie médiatique sur le média public a suscité une levée de boucliers immédiate. De nombreuses organisations de la société civile et des défenseurs des droits humains ont condamné cette dérive, rappelant que l'usage d'un canal officiel de diffusion accroît la responsabilité de l'orateur vis-à-vis du respect de l'éthique et de la dignité humaine.
Les axes de condamnation se cristallisent autour de plusieurs points, parmi lesquels :
La responsabilité du média d'État : les observateurs soulignent que la RTNC, en tant que service public, ne doit pas servir de plateforme à des attaques personnelles visant des familles, indépendamment des griefs politiques portés contre un individu.
La sanctuarisation de la famille : un consensus s'est dégagé pour dénoncer le ciblage de l’épouse et des enfants de Corneille Nangaa, considérés comme des tiers dont la vie privée est inviolable et ne doit pas être instrumentalisée dans le débat politique.
L'éthique et la déontologie : les critiques pointent un manquement grave aux principes journalistiques de la part d'Yves Abdallah Makanga, appelant à une distinction nette entre la condamnation des actes de rébellion ou de révolution et le respect des droits fondamentaux des proches de leurs auteurs.
Ces réactions unanimes traduisent une volonté de préserver l'espace médiatique de tout discours de haine ou d'atteinte à la dignité familiale, afin de ne pas exacerber les tensions sociales déjà vives.
Ces propos à caractère haineux et d'atteinte à la dignité humaine, sont donc condamnables et à bannir dans la société congolaise.