Rutshuru : les femmes appelées à s'impliquer dans la lutte contre les discours de haine
À l'occasion du mois de la femme, Jackson Mbula, secrétaire exécutif du Cadre de paix pour la réconciliation et la justice, exhorte les femmes et les jeunes filles du territoire de Rutshuru à prendre conscience de leur influence pour favoriser la cohésion sociale, particulièrement dans l'espace numérique.
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La femme du territoire de Rutshuru doit prendre conscience de son rôle dans la lutte contre les discours de haine en contribuant au développement et à la coexistence pacifique. L’appel est de Jackson Mbula, secrétaire exécutif du Cadre de paix pour la réconciliation et la justice en ce mois de la femme en cours.

Il indique que plusieurs femmes restent encore dans la féminité, ignorant leur potentialité ou leurs capacités. Selon lui, les jeunes filles et les femmes ont un rôle important dans la lutte contre le discours de haine à l’ère du numérique. Jackson Mbula estime que la prise de conscience est la première des choses pour ces dernières afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle.

« La majorité de filles et de femmes n’ont pas accès au numérique, mais aussi le peu de femmes qui ont accès au numérique, parfois, elles divulguent des messages de haine, des messages qui ne renforcent pas la cohésion. C’est pour cette raison que nous pensons qu’en ce mois de la femme, c’est une occasion de mobiliser, de conscientiser les filles et les femmes pour qu’elles soient actrices. Mais aussi, il y a eu une discrimination que des filles et des femmes ont subie suite à la pesanteur culturelle. Et ceci a limité l’accès des filles et des femmes à l’éducation, mais aussi à l’instruction, mais aussi à l’accès au numérique. Les femmes et les filles ont un rôle important à jouer. Un appel pour nous, filles et femmes, à prendre conscience que nous sommes capables de transformer les structures, à prendre conscience que nous sommes capables de sortir de la boîte des féminités, où certaines filles et femmes se sous-estiment en tant que femmes. Elles oublient leur potentialité, elles oublient leurs capacités de contribuer aux choses. La prise de conscience, c’est quoi ? C’est se donner une valeur. Savoir que je suis capable d’apporter un changement au niveau familial », a-t-il encouragé. 

En ce mois de mars 2026, la République démocratique du Congo (RDC) célèbre le mois de la femme sous le thème national : « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles ». Parallèlement, la lutte contre les discours de haine reste un enjeu crucial pour protéger la dignité et la participation des femmes dans la société congolaise.


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