En visite de trois jours en Ituri, la cheffe adjointe de la MONUSCO, Vivian Van de Perre, a mis en garde vendredi 27 septembre contre la persistance du discours de haine, qu’elle considère comme l’un des principaux obstacles à la paix dans cette province meurtrie par les violences.
« Si le discours de haine continue, cette province ne retrouvera jamais la paix », a-t-elle déclaré avec fermeté lors de la clôture de sa mission de 72 heures.
Durant son séjour, la responsable onusienne s’est rendue à Tchabi, dans le territoire d’Irumu, et à Gina, dans le territoire de Djugu. Elle y a rencontré des représentants de la société civile, des organisations de femmes et des jeunes, tout en procédant à l’inauguration de plusieurs projets soutenus par la MONUSCO.
Appelant à l’unité et à la responsabilité collective, Vivian Van de Perre a rappelé que « personne ne peut régler seul la crise en Ituri ». Elle a insisté sur le rôle crucial des acteurs locaux, notamment la société civile, dans la lutte contre la haine et la division.
La diplomate a également salué la coopération entre la MONUSCO et les autorités militaires de la région, qu’elle juge déterminante pour renforcer la résilience des communautés et créer les conditions d’une paix durable.
« Trente ans de guerre au Congo, c’en est trop », a-t-elle martelé.
Elle a exhorté les femmes, jeunes et leaders communautaires à s’impliquer davantage dans la construction de la paix.