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mercredi 4 novembre 2026
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Goma : le chef de la MONUSCO James Swan s’entretient avec Joseph Kabila et les dirigeants du FRN

Dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu dans l’est de la République démocratique du Congo, le chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), James Swan, a rencontré ce mardi 3 octobre à Goma l’ancien président Joseph Kabila, désormais à la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN).

Il s’agit du tout premier échange officiel entre la direction de la mission onusienne et les dirigeants du FRN depuis la création de ce mouvement politico-militaire. Pour cette séance de travail à huis clos, Joseph Kabila était entouré des principaux cadres de sa coalition, notamment Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa.

Au cœur des discussions figuraient l’aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ainsi que les perspectives d’un retour à la stabilité.

James Swan de la MONUSCO et Joseph Kabila du FRN à Goma

À la sortie des échanges, Bertrand Bisimwa a pris la parole au nom du FRN pour livrer les conclusions du mouvement :

« La MONUSCO s’était engagée depuis plusieurs années dans un processus de retrait. Vouloir renouveler son mandat aujourd’hui ne repose sur aucune base et constitue un échec total après 28 ans de présence », a-t-il affirmé.

Le vice-président du FRN a également souligné que les zones sous leur contrôle au Sud-Kivu étant stabilisées, tout redéploiement des Casques bleus y était inutile. Sur le plan politique, il a réitéré l’attachement du mouvement au processus de paix de Doha, tout en accusant le gouvernement de Kinshasa de ne pas respecter ses engagements militaires sur le terrain. Bertrand Bisimwa a enfin mis en garde contre toute tentative de révision constitutionnelle à Kinshasa, prévenant qu’une telle démarche ferait « s’effondrer l’ensemble du processus de paix ».

De son côté, le chef de la MONUSCO James Swan s’est abstenu de toute déclaration publique, laissant la mission onusienne poursuivre ses consultations diplomatiques dans la région.