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Education

Mwenga-Kamituga : une journée nationale de l’enseignement au goût amer pour les enseignants sans salaires

Ce 30 avril 2026, alors que la République démocratique du Congo célèbre la Journée nationale de l’enseignement, le cœur n’est pas à la fête dans le territoire de Mwenga et la ville de Kamituga. Privés de leurs émoluments du mois de mars, les professionnels de la craie ont passé une journée de célébration marquée par l’incertitude et la détresse financière.

C’est une célébration « profil bas » qu’ont observée les enseignants de cette partie de la province du Sud-Kivu. Habituellement rythmée par des défilés ou des rencontres festives, cette journée dédiée à ceux qui forment l’élite de demain a été, cette année, vécue comme un moment de frustration.
Deux mois d’attente et une fête gâchée.

Le constat est général dans les écoles de la ville de Kamituga comme dans les villages environnants du territoire de Mwenga : les enseignants attendent toujours le versement de leurs salaires du mois de mars, alors que celui d’avril touche déjà à sa fin.

« C’est difficile de célébrer l’enseignement quand on a le ventre creux et qu’on ne sait pas comment couvrir les besoins de base de nos familles », confie un directeur d’école sous couvert d’anonymat. Pour beaucoup, cette journée de congé obligatoire s’est transformée en une attente anxieuse, sans savoir à quel saint se vouer.

Un appel au gouvernement
L’ambiance morose de ce 30 avril interpelle les autorités provinciales et nationales. Les syndicats d’enseignants locaux déplorent ce retard de paiement qui fragilise la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire, pilier du système éducatif actuel.

Dans les rues de Kamituga, aucun signe de réjouissance n’était visible. Les enseignants, restés pour la plupart chez eux, demandent au gouvernement de régulariser leur situation salariale dans les plus brefs délais pour leur permettre de reprendre le chemin des classes avec dignité après cette journée fériée.