À Kinshasa, l’espoir d’une décrispation politique prend désormais les traits d’une médiation régionale. Ce mardi 11 février, Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des opérations de paix, a officiellement salué la volonté de l’Angola d’accompagner la République démocratique du Congo vers un dialogue national inclusif.
Cette annonce intervient au terme d’une mission intense pour le haut diplomate. Après avoir sondé les attentes des autorités nationales, mais aussi celles des forces sociales et politiques du pays, le constat de l’ONU est sans appel : pour que le dialogue aboutisse, il doit être porté par une main neutre et respectée.
Mais au-delà des discussions de salon, c'est sur le terrain que l'ONU attend des résultats. Lacroix a insisté sur l'urgence d'intensifier les efforts diplomatiques pour transformer les promesses en actes, notamment en ce qui concerne le respect du cessez-le-feu. Dans cette optique, la MONUSCO ne restera pas spectatrice : la mission onusienne se dit prête à mobiliser ses ressources pour vérifier les engagements pris et soutenir chaque avancée concrète.
En plaçant Luanda au centre du jeu, les Nations Unies espèrent donner un nouveau souffle à un processus politique souvent enlisé, tout en rappelant que la stabilité de la RDC reste une priorité absolue pour la sécurité régionale.