Tensions RDC : les FARDC et l'AFC-M23 s'accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu
Ces accusations croisées surviennent au milieu d’une intensification des combats et des bombardements dans des zones densément peuplées, menaçant le fragile processus de paix de Doha.
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l'all ance fleuve Congo (AFC-M23) se rejettent mutuellement la responsabilité de la reprise des hostilités et des attaques contre les civils dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Ces accusations croisées surviennent au milieu d’une intensification des combats et des bombardements dans des zones densément peuplées, menaçant le fragile processus de paix de Doha.

Dans un communiqué publié le samedi 20 septembre 2025, les FARDC ont dénoncé une multiplication des attaques menées par l'AFC/M23 contre leurs positions.

L'armée congolaise a notamment cité des attaques simultanées menées la veille, le vendredi 19 septembre, visant : les localités de Chanjikiro et Nkambi dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), la localité de Sisa dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu).

Ces opérations, selon Kinshasa, s’ajoutent à une série d’autres offensives observées les 17 et 18 septembre dans les territoires de Masisi, Kalehe et Walikale.

Qualifiant ces actes de « provocations incessantes » et de « violations répétées du cessez-le-feu », les FARDC ont affirmé qu'elles ne se limiteraient plus à la dénonciation. Le communiqué indique que l'armée « se réserve à présent le droit de riposter avec rigueur et détermination », prenant à témoin les médiateurs américain et qatari.

L'AFC-M23 accuse Kinshasa de bombardements sur des civils

Un jour avant la déclaration des FARDC, le vendredi 19 septembre 2025, l'AFC-M23 avait également publié un communiqué pour dénoncer l'armée nationale.
Le mouvement politico-militaire accuse les forces armées de la RDC d'avoir mené des bombardements sur des zones peuplées, notamment Bibwe, Chysto, Hembe et Nyange dans le territoire de Masisi, utilisant un drone CH-4 et un avion Sukhoi-25. L'AFC-M23 affirme que ces frappes ont entraîné la mort de civils.

Le groupe a dénoncé l'attitude de Kinshasa, affirmant que le régime avait « bafoué et piétiné avec mépris tous les efforts des médiations » et « délibérément saboté le processus de paix de Doha ». L'AFC-M23 a déclaré être désormais en « légitime défense », promettant d'« éliminer la menace à sa source ».

Inquiétudes des acteurs locaux

Ces accusations mutuelles et la reprise des combats suscitent de vives inquiétudes chez les acteurs locaux. Ces derniers soulignent que les violations du cessez-le-feu s'accentuent et que les bombardements dans différentes zones occasionnent des pertes humaines (morts et blessés) et bloquent le bon déroulement des processus de paix.

Pendant que les deux parties se renvoient la responsabilité de la crise, la population civile continue de payer le prix fort de cette escalade militaire.


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