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Suspension des cours à Goma et Bukavu : la société civile s’insurge et exige le retrait immédiat de l’arrêté ministériel

Le bureau de la coordination nationale du mouvement de la société civile du Congo (MSCO) est monté au créneau pour fustiger avec force la récente décision du ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire et recherche scientifique (ESURS). L’arrêté ministériel en question ordonne la suspension des activités académiques au sein de toutes les institutions publiques des villes de Goma (Nord-Kivu) et de Bukavu (Sud-Kivu).

Face à cette mesure jugée arbitraire, la société civile interpelle directement le ministre de tutelle. Les représentants du MSCO l’invitent à faire preuve « de sens élevé et de maturité », lui rappelant que le droit à l’éducation est expressément garanti par la Constitution de la République démocratique du Congo, notamment en ses articles 40, 43, 44 et 45.

Pour les acteurs de la société civile, cet arrêté constitue une violation flagrante des textes fondamentaux du pays. Ils dénoncent une décision « suicidaire » qui compromet gravement l’avenir de la jeunesse congolaise, garante de la nation.

Considérant que la jeunesse ne doit pas être victime de décisions politiques destructrices, la coordination du MSCO lance un appel pressant à l’ensemble de la population de Goma, de Bukavu, ainsi qu’à tous les citoyens congolais. Les parents, les étudiants, les élèves et l’ensemble des forces vives de la société civile sont invités à se réveiller et à rejeter catégoriquement cet arrêté.

Le message de la société civile se veut clair et intransigeant : le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire doit procéder au retrait immédiat de cet arrêté.

Faute d’une annulation rapide de cette décision, le mouvement prévient qu’il appellera la population du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et l’ensemble du peuple congolais à se soulever comme un seul homme pour défendre les droits et l’avenir des étudiants du pays.