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Société

Rutshuru : le souffle de l’accalmie après trois jours d’enfer à Kilama

Après soixante-douze heures de tirs nourris et d’incertitude, un calme fragile s’est enfin installé ce mercredi 11 février sur les collines de Kilama. Dans ce coin du groupement de Bambo, au Nord-Kivu, les bruits de bottes ont laissé place à un silence lourd, mettant fin aux violents affrontements qui opposaient les éléments de l’AFC/M23 aux miliciens Wazalendo du CMC/FDP.

Le cycle de violence avait débuté le 8 février, transformant les villages de Mayengo, Bugabo et les environs de la zone dite « Domaine » en véritable champ de bataille. Durant trois jours, les deux camps se sont disputés le contrôle de cette localité stratégique, plongeant les habitants dans la terreur.

Comme trop souvent dans la région, ce sont les civils qui paient le prix fort de cette instabilité. Dès les premières détonations, des familles entières ont été contraintes de tout abandonner. Ces mouvements de population, fuyant vers des zones moins exposées, rappellent la précarité constante dans laquelle vivent les communautés de Rutshuru, où chaque accalmie est vécue comme un répit incertain plutôt que comme une paix définitive.