C’est un diplomate en terrain connu qui a foulé, ce mardi, le tarmac de l’aéroport de N’djili. James Swan, nommé Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, a officiellement pris ses fonctions à Kinshasa. Dès son arrivée, il a tenu à marquer la tonalité de son mandat par un message de solidarité envers une population éprouvée, rappelant que sa priorité absolue demeure la protection des populations vulnérables.
Face à la dégradation du contexte sécuritaire dans l’Est du pays, le nouveau chef de la MONUSCO n'a pas caché son inquiétude. Il a d'emblée souligné que « les civils continuent de payer le plus lourd tribut » d'un conflit qui s'enlise, réaffirmant que la mission onusienne concentrera ses efforts sur le soutien aux populations et l'appui à la stabilisation de la région.
Toutefois, pour James Swan, l'action sur le terrain ne peut se suffire à elle-même. Dans un plaidoyer pour une approche globale de la crise, il a insisté sur le fait qu’« il n’existe pas de solution uniquement militaire ». Selon lui, le retour à la stabilité passera nécessairement par le dialogue et le respect des processus diplomatiques en cours.
« Les progrès nécessiteront le dialogue, l’engagement régional et la mise en œuvre des engagements déjà pris », a-t-il précisé, traçant ainsi une ligne de conduite axée sur la diplomatie active.
Conscient des enjeux liés à la présence internationale sur le sol congolais, le diplomate a tenu à rassurer ses hôtes sur la nature de son engagement. Il a promis d'agir dans le « plein respect de la souveraineté du pays », misant sur une collaboration étroite avec les autorités nationales. C'est avec « humilité et détermination » que James Swan entame ce nouveau chapitre, fort d'une expérience passée en RDC qui, espère-t-il, facilitera la recherche d'une paix durable pour le peuple congolais.