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RDC : le diplomate américain James Swan prend les rênes de la MONUSCO

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a officialisé la nomination de l’Américain James Swan à la tête de la Mission de stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Ce fin connaisseur de la région succède à la Guinéenne Bintou Keita dans un contexte sécuritaire et politique charnière pour le pays.

Ce n’est pas un saut dans l’inconnu pour James Swan. Le nouveau diplomate en chef de l’ONU en RDC retrouve un pays qu’il connaît intimement pour y avoir servi à trois reprises sous la bannière du département d’État américain. Ambassadeur des États-Unis à Kinshasa entre 2013 et 2016, il y avait déjà exercé des fonctions stratégiques dès le milieu des années 90, puis au début des années 2000.

Fort d’une carrière de plus de 30 ans, James Swan s’est imposé comme l’un des experts majeurs des zones de crises sur le continent africain. Avant cette nomination, il pilotait la mission onusienne en Somalie (MANUSOM), où il a navigué à travers des transitions politiques particulièrement instables. 

Son CV affiche une expérience multisectorielle impressionnante, notamment dans la diplomatie de terrain : l’homme est ancien ambassadeur à Djibouti et adjoint au Sous-Secrétaire d’État aux affaires africaines; dans le renseignement : il est ex-directeur de l’analyse africaine au Département d’État. Il est également polivalent : le diplomate a déjà effectué des missions antérieures au Cameroun, en République du Congo, au Nicaragua et en Haïti.

En prenant ses fonctions, James Swan hérite du lourd dossier de la transition et du retrait progressif de la MONUSCO. António Guterres a tenu à saluer le travail de sa prédécesseure, Bintou Keita, louant sa « contribution importante » dans une période marquée par une recrudescence des tensions dans l’Est du pays.

Diplômé des prestigieuses universités de Georgetown et Johns Hopkins, James Swan dispose d’un atout de taille pour sa mission à Kinshasa. C’est sa maîtrise parfaite de la langue française, indispensable pour dialoguer avec les autorités locales et la société civile.

Sa mission sera de taille. Celle de stabiliser une région de l’Est toujours en proie aux groupes armés, tout en gérant le départ progressif des Casques bleus, un dossier aussi politique que sécuritaire.