Dans un communiqué officiel daté du 2 mars 2026, l'Alliance Fleuve Congo (AFC-M23) a annoncé avoir mené une opération militaire d'envergure à proximité de la ville de Kisangani. Le mouvement affirme avoir ciblé des capacités aériennes des forces gouvernementales, marquant une nouvelle étape dans l'extension géographique du conflit.
Selon le document signé par Lawrence Kanyuka, porte-parole de l'organisation, des unités de l'AFC-M23 déployées aux abords de la capitale de la Tshopo auraient mené une « opération ciblée ». L’objectif affiché était de neutraliser et détruire des drones de combat qui, selon le mouvement politico-militaire, s’apprêtaient à être lancés contre leurs positions ainsi que contre des populations civiles.
L'organisation durcit son discours en déclarant :
« Les opérations destinées à éliminer cette menace se poursuivront avec détermination tant que la coalition criminelle de Tshisekedi ne mettra pas un terme définitif aux exactions barbares qu'elle continue de commettre contre les populations civiles dans le territoire libéré. »
Le communiqué dénonce avec virulence l'usage de drones par les forces coalisées (FARDC et alliés), les accusant de procéder à des « bombardements aveugles » dans des zones densément peuplées. Le mouvement affirme que ces frappes aériennes ont causé des pertes tant au sein de la population civile que dans ses propres rangs.
L'AFC/M23 a profité de cette communication pour confirmer de nouveau, le décès de plusieurs de ses soldats, dont une figure emblématique du mouvement, à la personne du lieutenant-colonel Willy Ngoma, porte-parole militaire du groupe. Le mouvement prévient que ce décès « ne sera ni oublié ni passé sous silence » et en attribue la responsabilité directe au gouvernement de Félix Tshisekedi.
Cette revendication d'une présence militaire active aux portes de Kisangani, loin de ses bastions traditionnels du Nord-Kivu, confirme l'inquiétante propagation de l'instabilité sécuritaire vers le centre et le nord-est de la République démocratique du Congo.