Le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo franchit un nouveau palier de tension. Dans un message publié ce mardi 3 février sur son compte X, Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de l'Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC-M23), a lancé une mise en garde formelle contre l'utilisation des moyens aériens par le gouvernement congolais contre les civils.
Dénonçant les frappes menées par les FARDC et alliés dans les zones sous contrôle de leur mouvement, ce haut-cadre de l'AFC a déclaré :
« Il est inacceptable que le régime de Kinshasa se complaise à semer la mort dans le territoire libéré à l’aide de son aviation militaire (drones, Sukhoi). Si telle menace persiste contre le territoire libéré, ces engins de la mort seront détruits à partir de leurs bases respectives. »
Un avertissement aux allures d'ultimatum. En ciblant explicitement les drones de combat et les chasseurs Sukhoi-25, Bertrand Bisimwa pointe du doigt les outils clés de la stratégie de défense des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette menace d'attaquer les bases militaires « à la source » marque une détermination de désormais répondre, alors que Kinshasa a intensifié ses opérations aériennes pour tenter de reprendre l'avantage sur le terrain.
Cette sortie intervient dans un climat de méfiance généralisée, où chaque offensive aérienne est désormais perçue par l'AFC-M23 comme une ligne rouge franchie.