C’est une course contre la montre diplomatique qui s’est engagée ce lundi. Jean-Pierre Lacroix, le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, a entamé une visite cruciale de trois jours en République démocratique du Congo. Ce déplacement ne doit rien au hasard, il intervient au moment même où les efforts s’intensifient pour consolider un cessez-le-feu encore précaire dans les provinces de l’Est.
L’enjeu de cette mission est avant tout technique et opérationnel. Dans le sillage des progrès diplomatiques récemment enregistrés à Doha, l’ONU cherche désormais à rendre concret le mécanisme de suivi et de vérification des accords. Sur le terrain, cela se traduit par une montée en puissance de la MONUSCO. Forte de la nouvelle résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité, la mission onusienne est désormais le bras armé de cette surveillance, apportant un soutien logistique et technique essentiel au mécanisme conjoint élargi de vérification (MCVE+).
Le programme de Jean-Pierre Lacroix s'annonce particulièrement dense. Entre Kinshasa et les provinces, il multipliera les échanges avec les autorités, la classe politique, mais aussi les représentants de la société civile et des organisations religieuses. L’objectif de ce marathon de consultations est clair : définir les conditions de sécurité et de transparence nécessaires pour que la vérification sur le terrain soit non seulement efficace, mais surtout crédible aux yeux de tous les acteurs.