Nord-Kivu : près de 100 civils tués dans une série d'attaques attribuées aux ADF
Le massacre le plus meurtrier s'est déroulé dans la nuit du 8 au 9 septembre à Ntoyo, près de Manguredjipa (Lubero).
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Près d'une centaine de civils ont été tués cette semaine dans les territoires de Lubero et Beni, au Nord-Kivu, lors d'une nouvelle vague d'attaques attribuées aux rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF). Ces événements surviennent dans un contexte de recrudescence de la violence observée depuis la mi-août dans la région.

Le massacre le plus meurtrier s'est déroulé dans la nuit du 8 au 9 septembre à Ntoyo, près de Manguredjipa (Lubero). Selon les rapports, au moins 72 personnes ont été tuées, dont 26 ont été victimes de l'attaque alors qu'elles participaient à une veillée mortuaire.

Le lendemain, les violences se sont poursuivies : 18 autres civils ont perdu la vie dans le secteur de Fotodu, portant le bilan provisoire des victimes à près de 100 pour la seule semaine.

Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC, Bruno Lemarquis, a exprimé sa consternation face à ces événements.

« Je suis profondément choqué par ces massacres. Il est impératif de rappeler que les civils ne sont pas des cibles », a déclaré M. Lemarquis.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) signale une intensification des opérations des ADF depuis la mi-août, faisant état de plus de 140 morts et de milliers de personnes nouvellement déplacées.

Des sources locales, notamment la société civile, affirment avoir émis des alertes répétées concernant la présence et les mouvements de combattants ADF dans la zone avant que les massacres ne soient perpétrés.

Malgré ces signaux, aucune opération préventive n'aurait été menée par les forces de sécurité.
De son côté, l'armée ougandaise (UPDF) a récemment indiqué que le secteur de Bapere abritait désormais l'un des plus importants bastions des ADF, dirigé par un commandant identifié sous le nom d'Abwakasi.


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