Focus Info
jeudi 5 novembre 2026
AccueilSociétéSécuriteInformationPolitiqueActualitéSantéSportEducationDiscours de HaineAgricultureEntrepreneuriat
À la une
L’EUFGO veut un championnat de haute facture pour l’exercice 2026-2027 : 182 matchs au programme et appel strict au fair-playCoup d’envoi de l’EUFGO : le champion en titre DC Espoir au défi de l’ambitieux Académie BwenderaÉlections de mi-mandat 2026 aux États-Unis : le basculement du Congrès et ses ondes de choc sur la RDCCrise sécuritaire en RDC : le FRN condamne les exactions des forces coalisées de Kinshasa et rejette les accusations sur UviraSituation politique en RDC : à Goma, la population oscille entre appel au dialogue et exigence d’une ligne dure face à KinshasaGoma : le chef de la MONUSCO James Swan s’entretient avec Joseph Kabila et les dirigeants du FRNKamituga : gronde des transporteurs de carburant face aux « tracasseries » des HydrocarburesGoma : campagne de recouvrement de la REGIDESO, les abonnés ont jusqu’au 28 novembre pour régulariser leurs factures du troisième trimestreRutshuru : des pluies envahissent des maisons et inquiètent les habitants de NyamilimaRDC : la société civile de l’Est s’insurge contre l’arrestation d’Alexis Thambwe Mwamba et dénonce des « dérives arbitraires »
Sécurite

Menacés de mort, deux journalistes de Goma contraints à la clandestinité

Deux journalistes basés à Goma, Jonas Kasula (Labeur Info) et Jonathan Mupenda (Molière TV), ont été contraints de passer à la clandestinité après avoir reçu de multiples menaces de mort non identifiées. Les messages, qui font état d’une surveillance étroite de leurs mouvements, ont plongé les deux professionnels dans une situation d’insécurité totale, les empêchant d’exercer leur métier. 

Une traque détaillée et terrifiante

Les menaces, qui s’étalent sur plusieurs jours en janvier, sont parvenues aux journalistes via des numéros inconnus. Selon les éléments de preuve consultés, les auteurs semblent bien informés de l’itinéraire des victimes.

L’un des messages, daté du 9 janvier 2025, fait explicitement référence à un déplacement professionnel récent : 

« Vous n’êtes pas de super journalistes. Vous étiez à Bweremana le 31 décembre 2024 et nous avions l’opportunité de vous assassiner. Sachez que nous surveillons tous vos mouvements. Lorsque nous arriverons à Goma, nous en finirons avec vous. »

Cette référence précise à leur présence à Bweremana, où ils étaient en reportage, confirme l’inquiétante surveillance dont ils font l’objet.

Le contexte actuel de guerre dans la province du Nord-Kivu accentue la gravité de ces intimidations. Un message reçu le 10 janvier monte d’un cran en menaçant non seulement les journalistes, mais aussi leurs proches. 

« Si vous mourez, vos associations vont se manifester, mais ce sont vos familles qui en paieront le prix. Faites attention ! Quand nous vous attraperons à Goma, vous allez souffrir. » 

Le ton de défi et d’impunité se maintient quelques jours plus tard. Le 14 janvier, un autre message réitère la menace avec arrogance :

« Ne croyez pas que nous avons oublié ou que vous êtes en sécurité. Nous sommes nombreux à Goma et nous avons la capacité de vous attraper à tout moment. » 

Appel urgent à la protection

Face à ce climat de peur, Jonas Kasula et Jonathan Mupenda ont confirmé vivre désormais cachés. Ils ont dû suspendre leurs activités professionnelles, craignant que chaque sortie ne soit leur dernière. Une attitude jugée « normale » dans une ville comme Goma, où les assassinats pour des raisons obscures sont récurrents.

Un appel vibrant est désormais lancé aux organisations de défense de la presse et des droits humains. L’organisation Journaliste en danger (JED), l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) section Nord-Kivu, ainsi que d’autres structures, sont exhortées à s’impliquer. L’objectif est double : identifier les auteurs de ces menaces et assurer la protection immédiate des deux confrères, rappelant l’adage que « le journalisme n’est pas un crime. »