Coup de filet sanitaire en province du Maniema. Dix cas suspects de variole du singe (Mpox) ont été identifiés au sein d’une chambre de prière à Lubutu. Entre résistance religieuse et urgence médicale, la société civile tire la sonnette d’alarme.
Le quartier Ndeka a été le théâtre d’une découverte inquiétante cette semaine. Une équipe de santé, dépêchée sur place, a surpris dix individus présentant les symptômes du Mpox alors qu’ils étaient confinés dans un local de l’église CECCA 16, au bloc Assumani.
Selon les autorités locales, ces patients avaient délibérément choisi le recours spirituel plutôt que le protocole médical. Si la maladie a continué de progresser durant leur isolement volontaire, la prise en charge reste complexe :
Trois patients ont finalement accepté d'être transférés et sont actuellement soignés à l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Lubutu et 7 individus opposent toujours une résistance ferme, invoquant la thèse du « sortilège » pour justifier leur état et refuser les traitements conventionnels.
Face à ce foyer potentiel, la société civile de Lubutu s'inquiète d'une propagation incontrôlée. Elle pointe du doigt un manque criant de ressources sur le terrain. Elle souligne qu'il est impératif que les autorités fournissent en urgence des médicaments et du matériel médical adapté pour contenir cette alerte.
Au-delà de l'équipement, les acteurs sanitaires appellent à une mobilisation générale. Une consigne stricte a été diffusée : toute personne ayant été en contact avec les suspects de la CECCA 16 est instamment priée de se signaler à l'HGR de Lubutu pour un dépistage.