L'agglomération de Njiapanda, dans le territoire de Lubero, est en proie à une vive tension depuis le mardi 10 février. La présence signalée de rebelles présumés ADF dans les quartiers Libango et Vutawala a provoqué un déplacement massif de civils vers des zones jugées plus sûres.
Le calme habituel du groupement Manzia a été rompu aux alentours de 21 heures. Selon plusieurs témoignages locaux, des éléments identifiés comme des combattants ADF (Forces démocratiques alliées) circuleraient librement dans la partie nord-est de Njiapanda. Malgré la présence de groupes d'autodéfense « Wazalendo » dans la zone, le sentiment d'abandon prédomine chez les habitants.
« Les présumés ADF circulent et tuent la population sans être inquiétés dans cette partie nord-est de Njiapanda, plongeant l'agglomération dans un désespoir total malgré la présence de certains Wazalendo. », ont indiqué certains témoignages sur place.
Cette nouvelle incursion s'inscrit dans une escalade de la violence sur l'axe Butembo-Manguredjipa. Face à cette menace persistante, les forces vives de la région lancent un appel pressant au gouvernement provincial et national pour un renforcement immédiat des dispositifs de sécurité.
L'inquiétude des habitants de Njiapanda est d'autant plus vive que la région a été le théâtre d'un massacre récent. Dans la nuit du 6 au 7 février, les mêmes assaillants avaient ciblé trois localités près d'Isigo/Mambimbi (secteur des Bapere).
Le bilan de cette attaque, initialement estimé à 15 victimes, a été revu à la hausse par des sources locales : 21 civils auraient été sauvagement exécutés.