Le mouvement « Sauvons la RDC » fustige la « dérive tyrannique » du pouvoir après l'arrestation du secrétaire permanent du PPRD
Ces leaders dénoncent un climat de « harcèlement judiciaire injustifié » et des restrictions de mouvement, affirmant que plusieurs membres de leur plateforme se voient illégalement privés de leurs passeports.
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Le mouvement « Sauvons la RDC » a exprimé son indignation le jeudi 18 décembre 2025, suite à l'interpellation du Secrétaire permanent du PPRD. La plateforme dénonce une dérive tyrannique et pointe directement la responsabilité du Chef de l'État, Félix Tshisekedi.

C’est une nouvelle étape dans l’escalade des tensions politiques en République Démocratique du Congo. Selon un communiqué publié par le mouvement « Sauvons la RDC », le Professeur Emmanuel Ramazani Shadary, figure de proue du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), aurait été enlevé aux petites heures du matin par les services de sécurité.

À l'heure actuelle, sa destination demeure inconnue, plongeant ses proches et ses collaborateurs dans l’inquiétude. Pour l'opposition, cet événement n'est pas isolé : il s'inscrit dans une série d'incidents visant l'entourage de l'ancien président Joseph Kabila, notamment des actes de vandalisme signalés à sa résidence et des perquisitions jugées irrégulières.

Le document, d'un ton particulièrement ferme, est signé par plus de dix ténors de l'opposition, parmi lesquels Augustin Matata Ponyo, Franck Diongo, Seth Kikuni et Raymond Tshibanda.

Ces leaders dénoncent un climat de « harcèlement judiciaire injustifié » et des restrictions de mouvement, affirmant que plusieurs membres de leur plateforme se voient illégalement privés de leurs passeports.

« Depuis sa création le 15 octobre dernier, notre mouvement et ses membres font l'objet de persécutions et de violences policières au mépris des libertés fondamentales », fustige le collectif.

Le mouvement « Sauvons la RDC » ne mâche pas ses mots et qualifie l'exercice actuel du pouvoir de « tyrannique ». En exigeant la libération immédiate et sans condition d'Emmanuel Ramazani Shadary, la plateforme engage directement la responsabilité du Président Félix-Antoine Tshisekedi face à l'histoire.

Malgré ce qu'ils qualifient de « régime d'intimidation », les signataires assurent que leur détermination reste intacte. Ils appellent la population à la résistance, affirmant que ces « actes arbitraires » ne détourneront pas leur combat pour l'éradication de ce qu'ils nomment une dérive dictatoriale.


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