Alors que l’on pensait l’épidémie sous contrôle, le choléra signe un retour inquiétant dans le Haut-Katanga. Après plusieurs mois d’accalmie, la province fait face depuis octobre 2025 à une résurgence brutale, touchant aussi bien les zones rurales que le cœur urbain de Lubumbashi.
Le bilan, communiqué par le Dr Denis Kisunka, directeur de l'Hôpital général de référence (HGR) de la Kenya, témoigne de la gravité de la situation : en quelques mois, 364 cas ont été recensés, causant déjà 12 décès. Ce chiffre souligne une réalité préoccupante, puisque plus de la moitié de ces disparitions ont eu lieu au sein même des communautés, avant que les malades n'aient pu atteindre les centres de soins.
Sur le terrain, la géographie de la maladie s'étend. Hormis la zone de santé de Kafubu, encore préservée, l'ensemble de la région est en état d'alerte. Pour tenter de stopper cette progression, le gouvernement provincial a décidé de muscler sa stratégie de riposte. Mardi dernier, la ministre provinciale de la Santé par intérim, Valérienne Mumba, a officiellement remis un lot vital de médicaments et de matériel médical à l’HGR de la Kenya, la structure de référence pour la prise en charge des patients.
Cependant, les autorités le savent : la médecine ne pourra pas tout résoudre seule. Au-delà des soins, c'est une bataille contre les habitudes qu'il faut mener. La ministre a ainsi profité de cette dotation pour lancer un appel pressant à la population. Lavage des mains, hygiène rigoureuse et vigilance quotidienne restent, à ce jour, les remparts les plus efficaces pour briser la chaîne de transmission et éviter que ce bilan ne s'alourdisse davantage.