À Kamituga, l'incivisme environnemental continue de dicter sa loi sur le tronçon Atelier
En cause, des travaux de terrassement de parcelles effectués lorsqu'il pleut sur la ville. Résultat ? Une chaussée noyée sous la boue, des buses bouchées et des femmes commerçantes abandonnées à leur triste sort.
C’est un spectacle de désolation qui s’offre désormais aux usagers du tronçon Atelier, en plein cœur de la ville de Kamituga.
À chaque averse, la circulation devient un véritable parcours du combattant. La cause n'est pas seulement naturelle : elle est humaine. Des travaux de terrassement de parcelles, entrepris sans aucune mesure de protection, déversent des tonnes de terre et de sédiments sur la voie publique.
Le cas le plus critique se situe actuellement en face de chez Ngechi. Ici, le terrassement d'une parcelle a transformé la route en un marécage de boue épaisse. Conséquence immédiate : les buses d’évacuation sont totalement obstruées, rendant le drainage des eaux de pluie impossible et la chaussée impraticable pour les véhicules et les motards.
Au front de cette crise, les femmes commerçantes qui exercent à l'entrée de chez Shabani Mulima. Ce sont elles qui paient le prix fort de cette anarchie. Non seulement la boue repousse leurs clients, mais elles sont contraintes de déboucher elles-mêmes les caniveaux pour éviter l'inondation de leurs étals.
« C'est une humiliation », confie l'une d'elles. « Nous travaillons dur pour curer ces buses, pendant que le propriétaire de la parcelle incriminée se moque de nos efforts au lieu de prendre ses responsabilités. »
Face à l'arrogance des propriétaires fonciers et à la dégradation accélérée de l'infrastructure routière, le cri de ralliement est le même : l'implication urgente de l'autorité urbaine et de tous les services de l'ordre. Les habitants de Kamituga, surtout les usagers de ce tronçon, demandent des sanctions sévères contre ceux qui terrassent sans prévoir de système de retenue, afin que le développement des parcelles privées ne se fasse plus au détriment de l'intérêt général.