Kamituga : le litre de carburant franchit la barre historique de 10 000 FC
La nouvelle a été officialisée par l’Association des vendeurs de carburant de Kamituga (AVCK). Le prix du litre, qui se négociait jusqu’ici à 7 500 FC, a subi une augmentation brutale pour atteindre désormais 10 000 FC. Cette hausse de plus de 33 % fragilise une économie locale déjà précaire.
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Le marché pétrolier de la ville de Kamituga traverse une crise sans précédent. Le prix du litre de carburant vient de franchir la barre symbolique des 10 000 FC, provoquant un véritable bras de fer entre les revendeurs et une clientèle de plus en plus réticente.

La nouvelle a été officialisée par l’Association des vendeurs de carburant de Kamituga (AVCK). Le prix du litre, qui se négociait jusqu’ici à 7 500 FC, a subi une augmentation brutale pour atteindre désormais 10 000 FC. Cette hausse de plus de 33 % fragilise une économie locale déjà précaire.

Sur le terrain, l'application de ce nouveau tarif ne se fait pas sans heurts. Selon Mukamba Mizumbi, plus connu sous le nom de « Mopao » et président de l’AVCK, la fixation de ce prix n'entraîne pas automatiquement l'adhésion des consommateurs. Bien au contraire, une forme de boycott passif s'installe.

« Même si ce prix est officiellement fixé, nous constatons que de nombreux clients refusent d’acheter. Le marché est quasiment à l'arrêt », a déclaré le président de l’AVCK.

Pour expliquer cette flambée des prix et la rareté du produit, les responsables locaux pointent du doigt la situation géopolitique mondiale. Selon l'analyse de M. Mizumbi, l'instabilité actuelle et les tensions militaires entre les États-Unis et l'Iran impacteraient directement la chaîne d'approvisionnement mondiale.

Cette « guerre » lointaine se ferait ainsi ressentir jusque dans les pompes de Kamituga, entraînant une carence de stock qui oblige les vendeurs à revoir leurs tarifs à la hausse pour compenser les difficultés d'importation.

Face à cette impasse, l'inquiétude grandit. Si le carburant ne s'écoule plus à cause de son coût prohibitif, c’est tout le secteur du transport et des mines qui risque de se paralyser. Pour l'heure, aucun compromis n'a été trouvé entre l'AVCK et les représentants des consommateurs, laissant la ville dans une incertitude économique totale.


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