Une nouvelle vague de violences attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a secoué l'est de la République démocratique du Congo ce mardi 27 janvier 2026. Entre massacres, prises d'otages et moyens de secours dérisoires, le cri d'alarme des populations locales se fait de plus en plus pressant.
L'horreur a frappé dès l'aube. Dans une carrière minière du Nord-Kivu, des civils ont été pris au piège, encerclés par des assaillants identifiés comme des membres des ADF. Le bilan matériel est déjà lourd : de nombreuses habitations de fortune ont été réduites en cendres.
Sur place, l'indignation de la société civile est vive. Elle pointe du doigt un abandon sécuritaire flagrant. Selon les témoignages recueillis, le village ne disposait que de quelques soldats pour assurer la protection de l'ensemble de la communauté, un effectif dérisoire face à la puissance de feu des rebelles.
Plus au nord, en province de l'Ituri, le scénario est tout aussi macabre. Dans la chefferie de Walese-Vonkutu (territoire d'Irumu), neuf corps de civils ont été récupérés ce mardi.
Les conditions de rapatriement des dépouilles témoignent du dénuement total des services de secours :
Transport indigne : Faute d'ambulances, les corps ont été sanglés sur des motos pour être évacués, pendant que plusieurs victimes gisent encore sur le sol à Apakolu et Pakanza. L'armée soupçonne la présence de mines antipersonnel piégeant les accès, rendant toute récupération impossible sans l'intervention de services spécialisés.
La psychose s'étend désormais aux localités de G6 et Nyaluka, situées dans le territoire de Mambasa. Bien que distantes, ces zones subissent les contrecoups de l'instabilité croissante, poussant les habitants à un appel désespéré vers Kinshasa.
La population exige une intervention militaire immédiate et massive pour neutraliser les poches de résistance et permettre, enfin, aux familles de faire leur deuil dignement.