Focus Info
jeudi 5 novembre 2026
AccueilSociétéSécuriteInformationPolitiqueActualitéSantéSportEducationDiscours de HaineAgricultureEntrepreneuriat
À la une
L’EUFGO veut un championnat de haute facture pour l’exercice 2026-2027 : 182 matchs au programme et appel strict au fair-playCoup d’envoi de l’EUFGO : le champion en titre DC Espoir au défi de l’ambitieux Académie BwenderaÉlections de mi-mandat 2026 aux États-Unis : le basculement du Congrès et ses ondes de choc sur la RDCCrise sécuritaire en RDC : le FRN condamne les exactions des forces coalisées de Kinshasa et rejette les accusations sur UviraSituation politique en RDC : à Goma, la population oscille entre appel au dialogue et exigence d’une ligne dure face à KinshasaGoma : le chef de la MONUSCO James Swan s’entretient avec Joseph Kabila et les dirigeants du FRNKamituga : gronde des transporteurs de carburant face aux « tracasseries » des HydrocarburesGoma : campagne de recouvrement de la REGIDESO, les abonnés ont jusqu’au 28 novembre pour régulariser leurs factures du troisième trimestreRutshuru : des pluies envahissent des maisons et inquiètent les habitants de NyamilimaRDC : la société civile de l’Est s’insurge contre l’arrestation d’Alexis Thambwe Mwamba et dénonce des « dérives arbitraires »
Entrepreneuriat

Goma : Montée de l’insécurité diurne. Les commerçantes de Birere dénoncent les vols commis par les « Shegués »

 Les femmes exerçant leurs activités derrière le stade Les Volcans sont victimes d’une vague de vols en plein jour perpétrés par des enfants en rupture familiale. Elles interpellent l’autorité urbaine pour une action urgente, craignant pour leur survie économique. 

Les commerçantes de Goma, notamment celles opérant dans le quartier de Birere derrière le stade Les Volcans, sont en proie à une insécurité croissante. Elles dénoncent les tracasseries et les vols orchestrés par les enfants des rues, communément appelés « Shegués », qui agissent désormais en plein jour et en toute impunité.

Selon les sources locales et les témoignages recueillis, ces jeunes délinquants commettent leurs forfaits avec une audace nouvelle, s’attaquant ouvertement aux marchandises et aux biens des vendeuses.

« Ces enfants nous ravissent nos marchandises en pleine journée sans aucune crainte », explique Madame Okasa Aimerance, vendeuse de vivres sur le site. Elle décrit un mode opératoire organisé : « Ils s’emparent de nos sacs de riz, de sucre, de savon en poudre comme l’Omo, et ravissent souvent les sacs à main contenant l’argent, parfois en collaborant avec des conducteurs de motos à trois pneus. »

Cette escalade marque un changement inquiétant dans la nature de la criminalité urbaine. Auparavant, ces actes de délinquance étaient majoritairement observés aux heures vespérales, ciblant les personnes rentrant tard. Aujourd’hui, l’impunité règne en plein jour.

« Auparavant, ce n’était pas ainsi, les voleurs opéraient la nuit, mais aujourd’hui, tout tourne au vinaigre », regrette une commerçante. 

Face à la chute de leurs revenus, certains clients préférant s’approvisionner ailleurs par peur des agressions, les femmes commerçantes lancent un appel vibrant aux autorités de la ville. Elles exigent une implication directe du maire de la ville, le Commissaire Principal Faustin Kamand Kapend.

Elles demandent que ce problème soit pris au sérieux, le considérant comme un danger imminent non seulement pour la pérennité de leur commerce, mais également pour la survie de leurs familles entières qui en dépendent.

L’Opération « Safisha Muji wa Goma » face à un nouveau défi

Cette vague de délinquance juvénile survient alors que l’opération « Safisha Muji wa Goma » (Nettoyage de la ville de Goma), lancée en avril de l’année passée par l’autorité urbaine pour traquer les fauteurs de troubles et le banditisme de grand chemin, avait permis une avancée significative dans certains quartiers.

Si une réduction des cas d’insécurité a été notée globalement, le phénomène des « Shegués » et leur impact direct sur le commerce de proximité à Birere posent un nouveau défi majeur à l’initiative du maire, nécessitant une réorientation ou un renforcement des actions pour garantir un environnement de travail sûr aux citoyens.