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Fin d’une ère en RDC : l’Afrique du Sud retire ses Casques bleus après 27 ans de mission

C’est une page de l’histoire militaire du continent qui se tourne. Après près de trois décennies de présence continue en République démocratique du Congo, l’Afrique du Sud a officiellement annoncé le retrait de ses troupes engagées au sein de la MONUSCO.

L’information a été scellée lors d’un échange téléphonique, le 12 janvier 2026, entre le président Cyril Ramaphosa et le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Par ce geste, Pretoria met fin à l’un des engagements de maintien de la paix les plus longs de son histoire post-apartheid.

Longtemps pilier de la mission onusienne, l’Afrique du Sud occupait jusqu’ici une place centrale sur l’échiquier sécuritaire congolais. Avec plus de 700 soldats déployés sur le terrain, le pays figurait parmi les dix principaux contributeurs de troupes, jouant un rôle de premier plan dans les efforts de stabilisation de l’est du pays.

Pour justifier ce désengagement, la présidence sud-africaine invoque une nécessité de restructuration interne. Selon le porte-parole présidentiel Vincent Magwenya, cette décision est dictée par le besoin de « consolider et réorganiser » les ressources de la Force de défense nationale (SANDF).

Après vingt-sept ans de mobilisation constante sous la bannière de l’ONU, l’armée sud-africaine semble vouloir reprendre son souffle et redéfinir ses priorités stratégiques. Ce départ intervient à un moment charnière pour la RDC, alors que la question de la relève sécuritaire et de l’efficacité des interventions internationales reste au cœur des débats régionaux.