Est de la RDC : l'offensive sanglante des ADF en novembre 2025, a mis à mal l'opération « Shujaa »
Le territoire de Lubero est devenu l'épicentre d'une violence aveugle. Les terroristes des forces démocratiques alliées (ADF) y ont intensifié leurs opérations, marquant les esprits par la tragédie du 14 novembre à Byambwe.
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Malgré les frappes aériennes et la mobilisation des armées congolaise et ougandaise, le territoire de Lubero a sombré dans l'horreur en novembre 2025. Tandis que les ADF multiplient les massacres, d'autres groupes armés comme la CRP montrent des signes d'essoufflement.

Le territoire de Lubero est devenu l'épicentre d'une violence aveugle. Les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) y ont intensifié leurs opérations, marquant les esprits par la tragédie du 14 novembre à Byambwe. Ce jour-là, 29 civils ont perdu la vie, la plupart exécutés à l'arme blanche au sein d'un centre de santé, réduit en cendres par les assaillants.

La pression ne retombe pas : la chefferie des Baswagha a essuyé quinze attaques en une seule semaine. Fait alarmant, seules deux ont pu être contenues, soulevant des interrogations sur l'efficacité de la coalition FARDC-UPDF. Pourtant engagées dans l’opération « Shujaa », les forces régulières peinent à freiner la résilience de ce groupe affilié à l’État islamique, en dépit de l'appui aérien venu d'Ouganda. Ce climat de terreur pousse des milliers de familles à fuir vers les centres urbains de Butembo, Kirumba et Musienene.

Si le territoire de Mambasa connaît une relative accalmie sur le front des tueries, les ADF y renforcent leur contrôle social. Le groupe impose désormais une taxation forcée et organise des prêches de conversion à l’islam. Plus inquiétant encore, les observateurs signalent l'émergence potentielle de nouveaux centres d'entraînement dans la zone.

À l’inverse de l’expansion des ADF, la Convention pour la révolution populaire (CRP) traverse une zone de turbulences. Le groupe politico-militaire, lancé cette année par Thomas Lubanga, ressort affaibli des dernières offensives menées par l'armée congolaise en octobre. Selon les dernières données du baromètre sécuritaire, la capacité de nuisance de cette milice est aujourd'hui nettement réduite.


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