Drame humanitaire à l'Est : les élus du Sud-Kivu attendent des actes concrets de Judith Suminwa
Face à l’avancée des éléments de l’AFC/M23 et à l’explosion de la crise humanitaire, la Première ministre a reçu ce mardi à Kinshasa le collectif des députés nationaux du Sud-Kivu. Au menu de cette séance de travail : l’assistance aux déplacés et la sécurisation des territoires occupés.
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Le tableau dépeint à la Primature est sombre. Ce mardi 23 décembre 2025, la première ministre Judith Suminwa Tuluka s’est entretenue avec une délégation de députés nationaux du Sud-Kivu, conduite par Prince Kokola Katizima. L’objectif de cette rencontre d’urgence était clair : alerter le gouvernement central sur l’asphyxie sécuritaire et le dénuement total des populations de l’Est.

Le point de rupture a été atteint avec la menace pesant sur le territoire d'Uvira, marquée par les mouvements politico-militaire de l’AFC/M23. Selon les élus du Sud-Kivu, cette dégradation sécuritaire a provoqué une onde de choc dans la province, jetant des milliers de familles sur les routes. Devant la cheffe du gouvernement, les élus ont dénoncé une situation intenable où l'autorité de l'État est mise à rude épreuve.

Au-delà de la ligne de front, c’est le drame humain qui inquiète. Entre les camps de fortune à l'intérieur de la province et les camps de réfugiés dans les pays limitrophes (Burundi, Tanzanie, Ouganda), des milliers de Congolais vivent sans accès aux besoins de base.

« Nos populations ont besoin de sentir la présence et le soutien du gouvernement », a martelé l’honorable Prince Kokola Katizima à l’issue de l’audience. « Elles vivent dans une précarité extrême, sans aucune assistance humanitaire. »

Si les députés se disent satisfaits de l’écoute de la Première ministre, l’heure n’est plus aux simples constats. Le collectif attend désormais des actes forts. Parmi lesquels, un déploiement humanitaire immédiat dans les territoires sinistrés, une prise en charge coordonnée des réfugiés congolais dans la sous-région et une réponse sécuritaire ferme pour stabiliser les zones menacées.

Le gouvernement Suminwa est désormais attendu au tournant pour transformer ces échanges en solutions tangibles sur le terrain, là où chaque jour qui passe aggrave un peu plus le bilan humain.


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