Alors que les festivités de fin d'année battent leur plein, la commune de Bulengera, à Butembo, est plongée dans une spirale d'insécurité. Entre braquages à main armée et découvertes macabres, les dernières 24 heures ont été marquées par une violence accrue, jetant l’effroi parmi les résidents.
La soirée de Noël a été brutalement interrompue jeudi 25 décembre dans la cellule Butaranjya. Des hommes armés, arborant des uniformes apparentés à ceux des FARDC, ont pris pour cible une boutique locale. Sous la menace de leurs armes, les assaillants ont entrepris de dépouiller systématiquement les clients de leurs téléphones et de leur argent.
Face à cette agression, un élan de solidarité citoyenne s'est formé : des habitants ont bravé le danger pour poursuivre les malfrats jusqu'à Katota. Dans leur fuite, les bandits ont ouvert le feu, blessant grièvement au ventre le jeune Kambale Eugène.
« La victime a subi une intervention chirurgicale au centre hospitalier Sainte-Famille de Mukuna. Son état est désormais stable », a rassuré John Kameta, président de la société civile locale.
Le calme n'est pas revenu pour autant ce vendredi 26 décembre. Au petit matin, le corps sans vie de Katembo Mubunga Muyisa a été découvert à bord de son véhicule sur l'axe Buhira, à quatre kilomètres de Mabono. Ce père de six enfants aurait été assassiné avant d'être abandonné sur place.
À l'heure actuelle, le mystère reste entier sur l'identité des tueurs et le mobile du crime. Une enquête devra déterminer les circonstances exactes de ce drame qui laisse une famille endeuillée en pleine période de fêtes.
Devant cette recrudescence de la criminalité, la société civile de Bulengera monte au créneau. Son président, John Kameta, interpelle directement les autorités le renforcement de la sécurité. Un appel urgent est lancé pour accroître les patrouilles dans les zones sensibles. La vigilance citoyenne. La population est appelée à signaler tout mouvement suspect, ainsi que le rétablissement de l'ordre. Une réponse sécuritaire « efficace et durable » est réclamée pour que les festivités ne se transforment plus en deuils.