Le président rwandais, Paul Kagame, a salué jeudi 4 décembre à Washington la signature d'un accord de paix crucial avec son homologue congolais, Félix Tshisekedi, destiné à clore près de trois décennies de conflit dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Toutefois, tout en exprimant son optimisme, le président Paul Kagame a tempéré l'enthousiasme en prévenant que la mise en œuvre de cet accord ne serait pas exempte de difficultés :
« Il y aura des hauts et des bas sur la route », a-t-il déclaré.
Une responsabilité africaine dans la mise en œuvre
La cérémonie de signature, qui s'est déroulée sous l'égide de la médiation internationale, a été l'occasion pour le chef d'État rwandais de souligner l'exhaustivité des dispositions prises pour ramener la stabilité.
Selon lui, le document « prévoit tout ce qui est nécessaire pour mettre fin à ce conflit une fois pour toutes ».
Cependant, le président rwandais Paul Kagame a insisté sur le fait que le succès de cet engagement reposait désormais entre les mains des dirigeants africains. Il a explicitement déchargé le rôle du médiateur, en cas d'échec :
« Si cet accord échoue et que les choses ne se déroulent pas comme prévu, la responsabilité n'incombera pas au président Trump, mais à nous-mêmes. C'est à nous, en Afrique, qu'il appartient de travailler avec nos partenaires pour consolider et étendre cette paix ».
Malgré la prudence affichée quant aux défis à venir, le Rwanda a réaffirmé sa détermination à jouer son rôle dans ce processus. Le président Kagame a conclu en réitérant la motivation première de Kigali dans ces négociations :
« Notre seul objectif est et a toujours été d'assurer la sécurité de notre pays après avoir enduré tant de tragédies. Nous voulons désormais seulement aller de l'avant, confiants dans l'espoir d'un avenir prospère et stable. »
Cet accord, dont les détails précis restent à être pleinement dévoilés, marque une étape significative dans la tentative de pacification d'une région minée par l'instabilité et la violence armée.