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Société

Nord-Kivu : La société civile exige un « processus de paix inclusif » face à l’enlisement sécuritaire

Réunies en front commun, les forces vives du Nord-Kivu ont brisé le silence ce vendredi 19 décembre. Constatant l’échec relatif des sommets internationaux, elles appellent à une implication directe des élus locaux et dénoncent l’inefficacité des pressions diplomatiques actuelles sur le M23 et les ADF.

Malgré les récents ballets diplomatiques à Washington et Doha, la réalité du terrain reste inchangée pour les populations de l’Est. Dans une déclaration conjointe, les coordinations de la société civile de Beni, Butembo, Goma, ainsi que des territoires de Nyiragongo et Lubero, tirent la sonnette d’alarme : la situation humanitaire ne cesse de se dégrader.

« Ces processus n’ont pas encore produit d’effets tangibles sur le terrain », déplorent les signataires, soulignant le décalage entre les salons feutrés de la diplomatie et la persistance des affrontements.

Le cœur de la contestation réside dans l’impunité dont bénéficierait la rébellion du M23. Les acteurs civils pointent du doigt le non-respect de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les principales revendications formulées, tournent autour de l’implication locale, qui signifie : Intégrer les élus et les leaders communautaires au cœur des négociations pour garantir une paix durable; 

Retrait forcé : exiger du Conseil de sécurité une application stricte de la résolution 2773 pour le retrait sans condition du M23.

Et l’offensive contre les ADF : une réponse militaire et sécuritaire ferme face aux massacres perpétrés par les ADF/MTM.

Face à la conquête de nouvelles localités par les rebelles, la société civile ne se contente pas de s’adresser aux autorités. Elle exhorte également les habitants à une « résistance civique » par le soutien aux démarches de paix et, surtout, par une vigilance accrue. Le signalement de tout mouvement suspect reste, selon eux, un rempart essentiel pour freiner la progression des groupes armés.