Sécurité au Nord-Kivu : la société civile de Beni salue les premiers fruits de l'opération conjointe FARDC-UPDF
La coordination territoriale de la société civile Forces vives de Beni exprime une satisfaction prudente mais ferme quant aux effets des opérations conjointes FARDC-UPDF (Forces armées de la RDC et Force de défense du peuple ougandais).
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La coordination territoriale de la société civile Forces vives de Beni exprime une satisfaction prudente mais ferme quant aux effets des opérations conjointes FARDC-UPDF (Forces armées de la RDC et Force de défense du peuple ougandais). Engagée pour neutraliser les rebelles ougandais de l'ADF, cette initiative a déjà permis un retour progressif à la normale dans ce territoire longtemps dévasté par les violences et les massacres à répétition. 

Selon Jeanvier Kasayiryo, rapporteur général de la coordination, l'impact des opérations, baptisées SUDJA, est tangible. Il a souligné que l'action dissuasive des forces armées a conduit à la libération de plusieurs otages, à la facilité d'accès des agriculteurs à leurs champs et à la réhabilitation de villages jadis abandonnés. Surtout, ces opérations auraient porté un coup significatif à la capacité offensive de l'ADF. 

« Nous sommes aujourd’hui dans le secteur de Ruwenzori, à Kasindi. Nous pouvons compter les jours sans rumeurs ni attaques. Gagner une guerre, ce n’est pas forcément éliminer tous les ennemis, mais réduire leur capacité de nuisance. Cette stabilité se manifeste à travers le retour des habitants dans les champs, l’augmentation de la production et la confiance retrouvée dans certaines localités », a-t-il précisé lors d'une déclaration faite mardi. 

Malgré cette accalmie relative, la société civile insiste sur la nécessité pour Kinshasa de consolider ces progrès. M. Kasayiryo, qui a reconnu la discipline observée par l'UPDF sur le terrain, dissipant ainsi les doutes initiaux de la population a exhorté le gouvernement central à capitaliser sur ces efforts.

L'appel est clair : il faut renforcer la capacité défensive et opérationnelle de l’armée nationale. La coordination rappelle que le partenariat avec l'Ouganda n’est pas destiné à durer éternellement.

« Il revient au gouvernement de tirer les leçons nécessaires pour pérenniser les acquis », a martelé le rapporteur, insistant sur deux points cruciaux : le renforcement des capacités de renseignement de l’armée congolaise et le retour aux bonnes pratiques tactiques qui avaient été négligées. 

 Lancées suite aux accords bilatéraux entre les deux pays, ces opérations représentent un espoir majeur pour les populations du Nord-Kivu, plongées dans la tourmente depuis 2014 face aux atrocités de l'ADF. Enfin, la société civile a appelé les communautés locales à s'approprier cette nouvelle confiance pour éviter tout retour à la méfiance et à l'instabilité. 


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