Le parc national des Virunga condamne l’abattage d’un éléphant survenu dans la nuit de lundi à ce mardi 5 mai 2026, perpétré par des hommes armés à Nyakakoma, une localité lacustre située en périphérie du parc, dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.
À en croire le directeur des relations extérieures du parc national des Virunga, l’éléphant abattu aurait été atteint par des balles tirées lors d’une opération de refoulement d’un groupe de pachydermes qui se trouvait en dehors de la zone de conservation. Méthode Uhoze condamne cet acte, qu’il estime de nature à décourager les efforts engagés pour la stabilisation du climat de cohabitation entre le parc et les populations riveraines.
« Apprendre qu’un éléphant est mort, c’est pour nous un message de découragement, d'autant plus qu’on a fourni tous un effort dans la conservation. C’est vrai que les premières justifications des couts de feu qui ont touché l’éléphant étaient liées au refoulement, nous ne pensons pas que cela soit vrai avant que les résultats des enquêtes ne soient connus », a-t-il fait savoir.
Il explique qu’au lieu de recourir à l’usage des armes, les auteurs auraient dû faire appel aux équipes du parc, spécialisées dans le refoulement des animaux en errance. Tout en espérant que justice soit faite, Méthode UHOZE annonce, pour bientôt, la construction d’une clôture électrique autour de Nyakakoma afin de séparer les zones de conservation des zones habitées.
« L’ICCN a construit la clôture autour de Nyamilima et on compte faire la même chose autour de Nyakakoma. Les travaux débutent le 15 de ce mois de mai », a-t-il ajouté.
Selon le parc national des Virunga, plusieurs éléphants ayant fui vers l’Ouganda à cause de la guerre sont actuellement en plein retour. Il évoque un mouvement de retour d’environ 1 500 pachydermes.