RDC : Un journaliste de Goma violemment agressé et accusé d'espionnage à Kinshasa
Faustin Dunia Chancard, journaliste basé à Goma et en séjour à Kinshasa, a été violemment agressé, humilié et dépouillé de ses biens par un groupe de jeunes s'identifiant comme appartenant au « Parlement debout », une structure affiliée à l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel.
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Le Journaliste Faustin Dunia Chancard, a été pris à partie, humilié et menacé de mort par des membres présumés du "Parlement debout" (UDPS) en plein jour, illustrant les tensions grandissantes entre l'Est et l'Ouest du pays. Un incident d'une extrême gravité qui a eu lieu le 9 juillet dernier à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, soulevant de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité des journalistes et à la montée de l'intolérance.

Faustin Dunia Chancard, journaliste basé à Goma et en séjour à Kinshasa, a été violemment agressé, humilié et dépouillé de ses biens par un groupe de jeunes s'identifiant comme appartenant au « Parlement debout », une structure affiliée à l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel.

Accusations d'Espionnage et Menace de Mort

Les faits se sont déroulés vers 10h du matin, sur un lieu de rencontre habituel avec d'autres journalistes et ami de la victime. Le journaliste a été interpellé par les assaillants, qui l'ont accusé de les espionner. Leur suspicion s'est accentuée lorsqu'ils ont constaté que M. Chancard ne maîtrisait pas couramment le lingala, langue prédominante de la capitale.

« Ils ont trouvé la carte de presse d’un média en ligne pour lequel j’écris, basé à Goma. Avec une grande brutalité, ils m’ont arraché mon téléphone, mon portefeuille, ma bague de mariage, ma montre, ma veste », a-t-il témoigné. Cette provenance de l'Est a suffi, selon ses agresseurs, à le désigner comme un espion agissant pour le compte de la coalition AFC-M23.

L'agression a atteint son paroxysme lorsque le groupe s'est apprêté à le lyncher. Selon le témoignage de la victime, un pneu (souvent utilisé pour les lynchages par le feu) était déjà en place. La vie du journaliste n'aurait été sauvée que par l'arrivée opportune de connaissances qui ont réussi à négocier sa libération auprès du chef du groupe, par ailleurs connu par l'un des amis. 

Un Signal d'Alarme pour la Cohésion Nationale

Profondément traumatisé par l'épreuve, Faustin Dunia Chancard a exprimé son désarroi, se demandant s'il n'était pas devenu un « étranger dans son propre pays ».

La rédaction de focusinfos.org a fermement condamné cet acte, y voyant le reflet d'un clivage et d'une intolérance qui s'enracinent au sein de la population. Ce média rappelle que la Constitution garantit à tout Congolais la libre circulation et la sécurité sur l'étendue du territoire national.

Les autorités n'ont pas encore officiellement réagi à cet incident, qui met en lumière les risques encourus par les professionnels des médias de l'Est du pays lorsqu'ils se déplacent dans la capitale.


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