L’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC-M23) affirme que les forces gouvernementales congolaises ont violé le cessez-le-feu tout juste signé à Doha, en lançant, selon elle, des attaques aériennes et terrestres contre ses positions dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié ce mercredi, ce mouvement politico-militaire dénonce de « violents bombardements » menés à l’aide de drones et d’avions de combat Sukhoi-25 sur des zones à forte densité de population, ainsi que sur ses positions dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Il cite notamment des assauts terrestres à Kadosamwa, Lumbishi et Kasake, intervenus « quelques heures seulement après la signature à Doha du Mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu ».
L’AFC/M23 accuse le gouvernement de Kinshasa d’adopter une « attitude belliqueuse », estimant qu’il aurait « tourné le dos au processus de paix » en poursuivant son « agenda de guerre » malgré les appels de la communauté internationale à une résolution pacifique du conflit.
Le mouvement soutient que le bilan humain des offensives attribuées à l’armée congolaise « ne cesse de s’alourdir », évoquant des victimes civiles causées par des frappes de drones et des attaques d’infanterie, dans un contexte humanitaire déjà critique dans l’est du pays.
L’AFC/M23 appelle les observateurs du Mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, notamment l’Union africaine, le Qatar et les États-Unis , à se pencher sur ce qu’elle qualifie de « sabotage du processus de paix ». Le mouvement réaffirme par ailleurs son engagement à protéger les populations civiles, selon le communiqué signé par son porte-parole et chef du département de communication.