RDC : la société civile du Nord-Kivu fait bloc derrière Jacquemin Shabani et dénonce une « tentative de déstabilisation »
Par la voix d’un mémorandum publié ce 13 avril 2026 à Kinshasa, les forces vives du Nord-Kivu ont exprimé leur vive opposition à la motion de défiance visant le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Elles y voient une manœuvre politique dangereuse en pleine période de guerre.
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Alors que les bruits de bottes continuent de résonner dans l’Est de la République Démocratique du Congo, une autre bataille, celle-là politique, s’est invitée dans les couloirs de l’Assemblée Nationale. En réaction à une motion de défiance visant le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, la société civile du Nord-Kivu a rompu le silence ce 13 avril 2026 pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « déstabilisation programmée ».

D’un côté, le contrôle parlementaire, droit constitutionnel exercé par le député Laddy Yangotikala Senga. De l’autre, l’urgence sécuritaire d’une province meurtrie. Pour les forces vives du Nord-Kivu, le contraste est insupportable. Dans un mémorandum empreint de gravité, elles s’étonnent de la « grande vitesse » avec laquelle cette initiative a été lancée, y voyant un acharnement médiatique plutôt qu'une réelle quête de redevabilité.

Leur argument est simple : au moment où la RDC fait face à l’agression rwandaise et aux massacres de l’ADF, affaiblir le patron de la sécurité nationale reviendrait à « faire le jeu de l’agresseur ».

Pour la société civile, le bilan de Me Jacquemin Shabani plaide en sa faveur. Le document énumère une série de réformes de terrain qui commencent à porter leurs fruits. Qu’il s’agisse de la lutte contre le banditisme urbain à travers l’opération « Ndobo » (plus de 8 000 interpellations), de la modernisation de la police avec l'acquisition de 389 véhicules, ou de la délicate gestion des conflits intercommunautaires à Kisangani, les signataires estiment que la dynamique de changement est bien réelle.

« Déstabiliser le ministre, c’est freiner ces efforts louables de renforcement des capacités de nos services de sécurité », martèlent-ils.

Au-delà de la défense d’un homme, c’est un appel à la « cohésion nationale » qui traverse ce mémorandum. Les acteurs du Nord-Kivu demandent au Président de la République de veiller personnellement à la stabilité des institutions et leurs animateurs.

Le texte se termine par une main tendue, mais ferme, vers le député Yangotikala Senga, l’invitant à privilégier l’intérêt supérieur de la nation en retirant sa motion. Une manière de rappeler que, dans le contexte actuel, la priorité du pays ne se trouve pas dans les joutes oratoires de l'hémicycle, mais dans la sécurisation des frontières et des citoyens.


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