Nord-Kivu : des maladies non identifiées menacent les caféiers dans le Graben, au sud-est du territoire de Lubero
Ce phénomène a des conséquences graves sur la productivité des plantations, les revenus des ménages agricoles et la sécurité alimentaire locale. Une intervention rapide est indispensable pour éviter l’effondrement de la filière café dans cette zone.
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Les cultivateurs de café dans le sud-est du territoire de Lubero, précisément dans la zone du Graben, traversent une période particulièrement difficile ces derniers temps. Leurs caféiers sont actuellement attaqués par des maladies phytosanitaires encore non identifiées, provoquant le dessèchement progressif des tiges, la chute des feuilles et une baisse significative de la production.

Cette situation inquiète profondément les agriculteurs de cette partie orientale du sud de Lubero, où la culture du café constitue l’une des principales sources de revenus. Dans plusieurs plantations, notamment à l’est de la commune de Kirumba, dans les localités de Vutegha et au-delà des collines de Kikuvo, autrefois réputées pour la production caféière, de nombreux plants présentent des symptômes de dépérissement végétatif.

Contacté à ce sujet, l’ingénieur agronome de la zone, Ir Kizito Kasali, souligne que la caféiculture représente une activité stratégique de relèvement économique dans cette région longtemps affectée par les conflits armés. 

Il évoque l’apparition d’une pathologie encore non diagnostiquée et plaide pour la mise en place urgente d’analyses phytopathologiques afin d’identifier les agents pathogènes responsables et de proposer des mesures de lutte appropriées.

« Ce phénomène a des conséquences graves sur la productivité des plantations, les revenus des ménages agricoles et la sécurité alimentaire locale. Une intervention rapide est indispensable pour éviter l’effondrement de la filière café dans cette zone », a-t-il déclaré.

Selon cet expert, l’impact de ces maladies se traduit déjà par une baisse notable des rendements, compromettant les espoirs des producteurs qui venaient d’être relancés par la hausse récente du prix du café sur le marché local, comparativement aux années précédentes.

Il convient de rappeler que le café figure parmi les cultures de rente prioritaires retenues par le gouvernement de la République démocratique du Congo, au même titre que le cacao et le quinquina, dans le cadre de la relance agricole et de la promotion des exportations sur le marché international.


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