La société civile de Lubero-Centre, chef-lieu du territoire de Lubero, exprime son indignation après un acte de justice populaire survenu dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 juillet au quartier Mulo. Une femme, accusée de sorcellerie par un groupe de jeunes, a vu sa maison saccagée, sans qu’aucune preuve n’ait été présentée pour étayer ces accusations.
Selon des témoins et la force vive locale, les tensions auraient été alimentées par plusieurs cas de décès enregistrés récemment dans le quartier, que certains habitants ont, à tort, attribués à des pratiques de sorcellerie.
Cette situation a conduit à des actes de violence contre la présumée accusée, en violation des principes élémentaires de justice et de présomption d’innocence.
Jackson Vahalwire, président de la société civile, condamne fermement cet acte et appelle la population à privilégier les voies légales pour le règlement des conflits.
« Nous demandons à la population de s’abstenir de se rendre justice elle-même. Toute accusation doit être portée devant les autorités compétentes afin d’éviter des erreurs graves et des violences inutiles », a-t-il indiqué en appelant à la retenue et au respect des droits humains.
Il exhorte également les autorités locales à renforcer la sensibilisation communautaire et à prévenir ce type d’incidents qui fragilisent la cohésion sociale dans la zone.