L’ONU alerte sur une situation des droits humains “d’une gravité exceptionnelle” dans l’Est de la RDC
Les attaques contre des infrastructures civiles essentielles, notamment des écoles et des structures de santé, sont aussi documentées, aggravant davantage la vulnérabilité des populations locales. Les personnes déplacées, les femmes et les enfants figurent parmi les groupes les plus exposés à ces violences répétées.
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La situation des droits humains dans l’Est de la République démocratique du Congo est désormais jugée « d’une gravité exceptionnelle ». C’est l’alerte lancée ce lundi 29 juin 2029 par la Commission d’enquête indépendante des Nations unies, qui pointe une détérioration continue de la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Présentant une mise à jour devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, la Commission d’enquête indépendante de l’Nations Unies a dressé un tableau particulièrement préoccupant. Elle décrit un contexte marqué par l’intensification des violences armées, les déplacements massifs de populations et l’affaiblissement des institutions publiques dans les zones affectées.

Selon les enquêteurs, de nombreux témoignages font état d’exactions graves contre les civils, notamment des violences sexuelles liées aux conflits, y compris des cas d’esclavage sexuel. La Commission évoque également des homicides illégaux, des arrestations arbitraires, ainsi que le recrutement forcé, y compris celui d’enfants.

Les attaques contre des infrastructures civiles essentielles, notamment des écoles et des structures de santé, sont aussi documentées, aggravant davantage la vulnérabilité des populations locales. Les personnes déplacées, les femmes et les enfants figurent parmi les groupes les plus exposés à ces violences répétées.

La crise humanitaire est par ailleurs exacerbée par les restrictions d’accès à l’aide humanitaire, limitant la capacité des organisations à répondre aux besoins urgents sur le terrain. Dans certains lieux de détention, des cas de mauvais traitements sont par ailleurs signalés, en violation des garanties juridiques fondamentales.

La Commission s’inquiète aussi des menaces et intimidations visant les défenseurs des droits humains, les journalistes et les acteurs impliqués dans la documentation des violations.

Face à cette situation, la Commission appelle les autorités congolaises et la communauté internationale à renforcer de toute urgence la protection des civils et à lutter contre l’impunité. Elle recommande notamment la sécurisation des couloirs humanitaires, la protection des acteurs de terrain, ainsi que le soutien à des enquêtes indépendantes et crédibles afin de garantir justice aux victimes.


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