Après plus de quinze ans de travail dans des conditions jugées précaires, le service de la Protection civile de Beni dispose désormais d'un nouveau siège administratif moderne. Ce bâtiment a été officiellement remis aux autorités locales ce mardi 2 décembre 2025 par la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).
L'inauguration de cette nouvelle infrastructure constitue une avancée majeure pour ce service étatique, qui est en première ligne dans la gestion des catastrophes naturelles et des urgences humanitaires dans cette région sensible du Nord-Kivu.
Le nouveau bâtiment, érigé derrière l'hôtel de ville de Beni, vise à remplacer l'ancien siège colonial vétuste dans lequel les agents opéraient depuis 15 ans.
Réalisé dans le cadre du programme de Projets à Impact Rapide (QUIPS) de la MONUSCO pour un coût total de 47 847 dollars américains, l'édifice est conçu pour optimiser l'efficacité opérationnelle. Il contient :
un ureaux pour la coordination, le personnel administratif et les moniteurs.
une salle de réunion.
Un espace dédié aux volontaires.
Une réception et des sanitaires externes et un système d'éclairage complet.
La livraison de ce nouveau siège a été accueillie avec gratitude par les autorités et les responsables du service concerné. Jean Paul Kapitula, coordonnateur de la Protection civile à Beni, y voit la reconnaissance du travail de ses équipes. Il a exprimé sa gratitude :
« Après 15 ans, voir un bâtiment comme celui-ci, c’est une reconnaissance de notre travail. Mais pour nous, c’est surtout de la gratitude, encore et toujours. »
Le colonel Jacob Nyofondo te Kodale, maire de la ville, a souligné l'impact attendu de cette infrastructure sur la réponse aux crises locales.
« Ce cadre de travail permettra au service de mieux répondre aux défis humanitaires et sécuritaires auxquels nos communautés font face », a-t-il déclaré.
Cette initiative de la MONUSCO est perçue comme un exemple à suivre. Un appel a été lancé aux autres partenaires bilatéraux et multilatéraux pour qu'ils renforcent davantage les capacités logistiques et opérationnelles de la Protection civile dans la région.