Les femmes enceintes ne doivent pas consommer d'alcool, message lancé à l'occasion de la célébration de la Journée internationale de la bière, commémorée le 4 août de chaque année.
C'est la recommandation du docteur Justine Bughuma , gynécologue et médecin traitant au sein de la Clinique universitaire de Greben de Butembo au Nord-Kivu.
Selon cette spécialiste, l'alcool, même en petite quantité, traverse le placenta, et influence le développement du fœtus. Parmi les conséquences les plus graves, l'on cite la malformation congénitale, le trouble neurologique, le retard de croissance intra-utérin, la fausse couche.
Elle appelle les femmes enceintes à s'abstenir de la bière pendant la grossesse.
« C'est le placenta qui assure les échanges entre la mère et le fœtus et l'alcool qui est contenu dans la bière passe par le placenta et ça arrive au niveau du fœtus. Et alors, ça entraîne le symptôme d'alcoolisation au fœtus, voilà, c'est ce qui est mauvais, ça va créer des malformations, mais aussi le fœtus est très agité, il est ivre aussi dans le sein de sa maman », précise-t-elle.
Alors que la Journée mondiale de la bière célèbre la convivialité autour de cette boisson populaire, les professionnels de santé rappellent des comportements responsables, en particulier chez les femmes enceintes.
La consommation de bière est en constante évolution, avec des hausses dans certaines régions et des baisses dans d'autres, notamment en raison de facteurs tels que les conditions économiques et les événements sportifs.
Malheureusement, suite aux soucis différents de la vie et aux troubles dits de l'insécurité à l'Est de la RDC, il s'observe que les femmes enceintes s'adonnent sans retenue à la consommation abusive de la bière, sans mesurer l'impact que cela peut avoir sur leur santé et celle du fœtus.