Après une mission de terrain intense qui l’a conduit successivement à Beni, Bunia et Goma, James Swan a achevé ce 26 avril sa première grande tournée dans l'est de la République démocratique du Congo. Pour sa première sortie officielle depuis sa prise de fonction à la tête de la MONUSCO, le diplomate onusien a pris le pouls d’une région toujours meurtrie par les conflits, afin de confronter les impératifs de son mandat aux réalités quotidiennes des communautés du Nord-Kivu et de l'Ituri.
Tout au long de son parcours, le Représentant spécial a multiplié les échanges pour évaluer l’ampleur des défis sécuritaires. Mais au-delà du constat, cette visite a surtout permis de définir des priorités opérationnelles concrètes. James Swan a martelé que la mission onusienne restait mobilisée sur deux fronts majeurs : la protection immédiate des populations civiles et le soutien technique au respect du cessez-le-feu. À ce titre, la MONUSCO entend peser de tout son poids dans le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+), en étroite collaboration avec le centre de renseignement fusionné (JIFC).
De passage à Goma, le Chef de la MONUSCO a tenu à rappeler que la stabilité de la région repose sur un équilibre fragile, mais indispensable : celui du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Invoquant les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité, il a réitéré l’engagement inébranlable des Nations Unies à accompagner les processus de paix en cours, qu'ils soient impulsés par Doha, Washington ou l’Union africaine.
En quittant la ville volcanique, James Swan a lancé un appel à la responsabilité de toutes les parties pour transformer les engagements diplomatiques en une réalité sécuritaire sur le terrain. Entre désescalade et restauration de l'autorité de l'État, la feuille de route est tracée : la MONUSCO reste en première ligne, aux côtés des Congolais, pour faire de la paix durable une priorité absolue et non plus un simple horizon lointain.