La riposte sanitaire s'intensifie dans le nord-est de la République démocratique du Congo face à la progression du virus Ebola. Désormais répandue à travers six provinces (Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tshopo), l'épidémie touche de plein fouet 55 zones de santé, avec la province de l'Ituri identifiée comme le principal foyer de contamination.
Le bilan épidémiologique fait état de 4 945 cas confirmés. La virulence du pathogène se confirme sur le terrain, car le taux de létalité s'élève à 47 %, comptabilisant déjà 2 325 décès. Avec ce triste bilan, le virus devient officiellement le plus meurtrier de l'histoire de la RDC, dépassant les chiffres des épidémies précédentes. À ce jour, 730 patients demeurent pris en charge dans les centres d'isolement ou les structures hospitalières.
Face à la gravité de la situation, la communauté internationale lance un cri d'alarme. Tom Fletcher, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU, tire la sonnette d'alarme :
« Ebola est en train de gagner en République démocratique du Congo. Nous ne pouvons pas laisser le virus dépasser notre riposte. L'épidémie est la plus rapide jamais enregistrée, (...) elle tue une personne toutes les 30 minutes. Plus de 2 000 personnes sont déjà mortes. Beaucoup d'autres sont en danger. Le monde doit se réveiller et se mobiliser. »
Malgré la sévérité de la crise, les efforts des équipes médicales se poursuivent. Le nombre de guérisons atteint 1 040 personnes, soutenu par une dynamique marquée par 34 sorties d'hospitalisation au cours des dernières 24 heures.
Sur le plan opérationnel, la stratégie de contrôle franchit un cap avec un suivi des sujets contacts atteignant 85,3 %, dépassant ainsi le seuil critique de 85 %. Les autorités sanitaires et les acteurs de terrain maintiennent une vigilance maximale en combinant surveillance épidémiologique, soins spécialisés et sensibilisation communautaire pour tenter de briser les chaînes de transmission.