La société civile, forces vives de la commune de Bulengera en ville de butembo au Nord-Kivu, exprime sa profonde inquiétude face à la dégradation de la situation sécuritaire après une nouvelle série d'attaques contre les civils survenues dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2026. Les incidents, enregistrés dans les quartiers de l'Évêché et Mukuna, ont fait plusieurs victimes, dont un nourrisson tué et un père de famille abattu par balles renchéri les sources sur place.
Selon le président de la société civile de Bulengera, John Kameta, les habitants de la commune ont vécu une nuit particulièrement éprouvante. Aux environs de 2 heures du matin, des hommes armés ont fait irruption dans une parcelle située dans la cellule Kisingiri, au quartier de l'Évêché. Après avoir forcé la porte d'une habitation, ils ont contraint les occupants à quitter leur maison avant de les enfermer dans une autre résidence.
Les assaillants auraient ensuite emmené une jeune fille qui n'avait pas été enfermée avec les autres habitants. Arrivée au niveau du rond-point Sabena, la jeune fille serait parvenue à s'échapper avant de regagner la parcelle familiale. C'est elle qui aurait réussi à libérer les autres occupants enfermés par les bandits. De retour dans leur maison, les victimes ont découvert avec effroi qu'un bébé resté sur place avait été étranglé.
Quelques instants plus tard, vers 3 heures du matin, une seconde attaque a été signalée dans la cellule Kihinga A, au quartier Mukuna, à proximité de l'église CBCA Kihinga. D'après les informations recueillies, des hommes armés ont ouvert le feu sur une parcelle. Le chef de famille a été grièvement atteint par balles et est décédé sur place.
Face à ces événements, la société civile s'interroge sur l'absence d'intervention des services de sécurité. John Kameta rappelle que les quartiers touchés sont situés en pleine zone urbaine et abritent plusieurs institutions administratives, notamment l'évêché. Il souligne également que la commune dispose d'un véhicule de patrouille ainsi que d'éléments de sécurité censés intervenir rapidement en cas d'urgence.
« Nous nous demandons comment des bandits ont pu opérer pendant près d'une heure, de 2 heures à 3 heures du matin, sans aucune intervention des services compétents », s'est-il interrogé.
La société civile lance ainsi un appel pressant aux autorités de la ville de Butembo ainsi qu'aux responsables des services de sécurité afin qu'ils mettent en place de nouvelles stratégies pour renforcer la protection des populations de Bulengera. Elle estime que ces actes de violence, en particulier le meurtre d'un nourrisson, illustrent une situation devenue particulièrement alarmante et nécessitent une réaction urgente des autorités.
Jusqu'à présent , aucune communication officielle des autorités sécuritaires concernant ces deux attaques.