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Kamituga sous tension : scènes de pillage et tirs nourris après le repli des FARDC et alliés

La ville de Kamituga (Sud-Kivu) est paralysée depuis mardi, les commerces et écoles restant fermés face à une vague de pillages attribués aux éléments des FARDC et des Wazalendo en provenance de la ligne de front. Des coups de feu ont retenti toute la nuit dans la cité minière.

La peur s’est emparée des habitants de Kamituga (territoire de Mwenga, Sud-Kivu) depuis l’après-midi du mardi 25 novembre 2025. La psychose est telle que boutiques, magasins, kiosques et écoles sont restés portes closes toute la journée de mercredi.

Cette paralysie fait suite au retour des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de leurs supplétifs Wazalendo, qui se repliaient des lignes de front du territoire de Mwenga.

Vaste vague de pillages sur l’axe routier

Selon des témoignages, le retour de ces combattants s’est accompagné d’une série de pillages systématiques le long de la Route nationale numéro 2. Des localités comme Kalama, Kasika, Kidasa, Mwenga Centre et Bilembo auraient été victimes de ces exactions.

Des sources locales rapportent que les éléments incontrôlés ont non seulement dérobé des biens, mais auraient également incendié une dizaine de motos appartenant à de paisibles citoyens, avant de prendre la fuite avec d’autres véhicules en direction de Kamituga.

Des tirs dans la nuit pour rétablir l’ordre

La tension a atteint son paroxysme dans la soirée de mardi, lorsque plusieurs coups de feu ont été entendus dans la ville, se prolongeant jusqu’au matin de ce mercredi 26 novembre.

Cependant, selon des sources sécuritaires contactées par Focus.info, ces tirs n’étaient pas le signe d’une attaque, mais visaient à disperser les éléments FARDC indisciplinés qui tentaient de piller des pharmacies, des maisons de négociants d’or, des shops de téléphonie et des boutiques.

Contexte d’escalade des combats au nord de Mwenga

Ce chaos intervient dans un contexte d’intensification des affrontements dans la région. Depuis le jeudi 20 novembre, des combats sont signalés dans plusieurs villages au nord du territoire de Mwenga, notamment à Kilungutwe en chefferie de Burhinyi.

Ces hostilités se sont étendues jusqu’à Kasika, chef-lieu de la Chefferie de Lwindi, provoquant un déplacement massif de populations vers Kigogo, Irangi, Chafunda et Mwenga Centre.

À l’heure actuelle, la situation sur le terrain reste confuse, et il est difficile de déterminer qui contrôle Kasika entre les FARDC, la Force Burundaise, les Wazalendo ou la coalition AFC-M23.