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Politique

RDC : Aubin Minaku interpellé à son tour à Kinshasa

Nouveau coup de tonnerre dans le paysage politique congolais. Dans la nuit de samedi à dimanche 18 janvier, l’ancien président de l’Assemblée nationale et figure de proue du PPRD, Aubin Minaku, a été arrêté à son domicile par les forces de sécurité. Cette interpellation survient dans un contexte de pression judiciaire croissante sur le camp de l’ex-président Joseph Kabila.

Peu après minuit, un important dispositif de sécurité a bouclé la résidence privée d’Aubin Minaku, située dans la capitale. Selon les premiers témoignages, le vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) a été conduit vers une destination restée, à cette heure, inconnue. Jusqu’à présent, aucun mandat officiel n’a été rendu public et les autorités n’ont fourni aucune explication sur les griefs retenus contre lui.

Cette arrestation n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans une série de mesures judiciaires visant les piliers de l’ancien régime. Elle fait suite à celle d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du parti. Ce climat fait écho à la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila, accusé par la justice militaire de collusion avec la rébellion de l’AFC/M23.

Alors que l’Est de la République Démocratique du Congo reste en proie à une insécurité chronique, le pouvoir en place semble multiplier les actions contre l’opposition kabiliste. Du côté du PPRD, c’est le silence radio; jusque-là le parti n’a pas encore émis de communiqué officiel pour dénoncer ce qu’un proche de la famille politique a qualifié, sous couvert d’anonymat, de « harcèlement politique ».