Kamituga : gronde des transporteurs de carburant face aux « tracasseries » des Hydrocarbures
Kamituga, carrefour minier du Sud-Kivu, fait face à une vive tension sur fond de tracasseries administratives. Les transporteurs de carburant en provenance du sud du territoire de Mwenga dénoncent l’exigence de taxes jugées illégales par le service local des Hydrocarbures, menaçant de saisir la justice en l’absence de réaction des autorités.
La grogne monte chez les pourvoyeurs en énergie de Kamituga. Venus s’approvisionner dans la ville minière, les transporteurs de carburant affirment subir des « tracasseries systématiques » orchestrées par le Service urbain et territorial des Hydrocarbures.
Selon les témoignages recueillis par la Radio Sauti ya Mwenga (RSM), le chef de bureau de ce service est directement mis en cause. Il lui est reproché d’exiger le paiement d’une somme de 1 000 Francs Congolais par bidon, perçue au niveau de barrages routiers tenus conjointement avec les services de l’Anti-Fraude.
Quatre barrières dans le collimateurLes usagers de la route ciblent précisément quatre points de contrôle stratégiques sur leur itinéraire :Le pont LubyalaLe pont Mobale (en ville de Kamituga)Mazozo (dans le groupement de Balighi)Kitutu / Kilima (dans le territoire de Mwenga)À ces différents postes, les conducteurs se voient délivrer un simple jeton d’une validité de 24 heures.
Une pratique vivement contestée par la profession, qui rappelle que le Service des Hydrocarbures ne dispose d’aucune base légale pour percevoir directement des fonds sur le terrain, la seule redevance officielle étant la note de débit acquittée auprès de la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales et de Participations (DGRAD).
Ultimatum aux autoritésQualifiant ces perceptions d’« extorsion » et de frein direct à l’économie locale, les transporteurs lancent un appel pressant aux autorités urbaines de Kamituga et territoriales de Mwenga pour mettre fin à ces agissements. Faute d’une intervention rapide, ils brandissent la menace d’une action en justice contre le chef de bureau incriminé.