Focus Info
vendredi 6 novembre 2026
AccueilSociétéSécuriteInformationPolitiqueActualitéSantéSportEducationDiscours de HaineAgricultureEntrepreneuriat
À la une
Alerte sanitaire en Ituri : à Mongwalu, la riposte contre Ebola fait face au double défi de l’insécurité et des intempériesOctobre Rose : la société Haojin au cœur de la solidarité et de la lutte contre le cancer du sein à GomaMambasa : des dégâts considérables à Makumo après le passage d’une violente tempêteL’EUFGO veut un championnat de haute facture pour l’exercice 2026-2027 : 182 matchs au programme et appel strict au fair-playCoup d’envoi de l’EUFGO : le champion en titre DC Espoir au défi de l’ambitieux Académie BwenderaÉlections de mi-mandat 2026 aux États-Unis : le basculement du Congrès et ses ondes de choc sur la RDCCrise sécuritaire en RDC : le FRN condamne les exactions des forces coalisées de Kinshasa et rejette les accusations sur UviraSituation politique en RDC : à Goma, la population oscille entre appel au dialogue et exigence d’une ligne dure face à KinshasaGoma : le chef de la MONUSCO James Swan s’entretient avec Joseph Kabila et les dirigeants du FRNKamituga : gronde des transporteurs de carburant face aux « tracasseries » des Hydrocarbures
Actualité

Un an de règne, 400 appels à la paix : le bilan prophétique de Léon XIV

Depuis son élection le 8 mai 2025, le Souverain Pontife a fait de la réconciliation le cœur battant de son magistère. Entre dénonciation des « seigneurs de la guerre » et métaphores poétiques, retour sur douze mois d’une offensive diplomatique et spirituelle inédite.

Dès le crépuscule de son élection, Léon XIV a imposé un lexique nouveau. Pour lui, la paix n’est pas une simple absence de conflit ou le résultat de fragiles compromis géopolitiques, mais une force « désarmée et désarmante ». En une année seulement, le mot « paix » est revenu plus de 400 fois dans ses allocutions, s’adaptant à chaque crise, chaque voyage, chaque blessure du monde.

L’image la plus forte de ce premier anniversaire reste celle de la « paix sauvage », évoquée lors de sa bénédiction Urbi et Orbi. S’inspirant du poète Yehuda Amichai, le Pape compare la réconciliation à ces fleurs obstinées qui percent les fissures du béton. 

Face à la « grande fatigue » des cœurs et à la froideur des accords internationaux, il prône une paix qui germe à l’improviste, avec une innocence capable de défier la logique de la force. « Qu’elle vienne, car le champ en a besoin », lançait-il comme une prière et un défi.

Mais le prophète sait aussi se faire procureur. Léon XIV n’a cessé de fustiger les « seigneurs de la guerre », ces dirigeants qui transforment le pouvoir en une « idole muette, aveugle et sourde ». Son constat est sans appel face à l’explosion des budgets militaires mondiaux, qui ont atteint le sommet vertigineux de 2 718 milliards de dollars en 2024.

Du Vatican au cœur de l’Afrique, à Bamenda, il a dénoncé une guerre devenue déshumanisée, où les drones transforment la tragédie en un sinistre « décor de jeu vidéo ». Pour le Pape, il n’est plus temps de tergiverser : l’heure est à « l’audace du désarmement ».

Ce bilan d’un an montre un Pape sur tous les fronts. À la FAO, il a rappelé que la faim est l’ombre portée des conflits ; au Liban, il a décrit la paix comme une « mélodie plus grande que nous » sur laquelle les peuples doivent réapprendre à danser. En s’agenouillant pour laver les pieds lors du Jeudi Saint, Léon XIV a rappelé que la véritable autorité réside dans le service aux plus vulnérables, ceux qui « ne se nourrissent que de désespoir et de larmes ».

En refermant ce premier chapitre de son pontificat, Léon XIV laisse une trace profonde. Il ne propose pas une paix de confort, mais une paix de combat : créative, mémoire des victimes du passé et résolument tournée vers l’avenir. Une année pour rappeler au monde que, même sous les ruines, la lumière peut encore jaillir.