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Sécurité

Sud-Kivu : les « Wazalendo » mis en cause dans des actes de viol et pillages à Makobola

Fraîchement réoccupée par les forces régulières de la RDC (FARDC) et leurs alliés après le retrait des éléments de l’AFC-M23, la localité de Makobola a basculé dans l’horreur dans la nuit du 30 décembre. Des exactions attribuées aux milices d’autodéfense plongent la population dans le désarroi.

L’espoir suscité par le récent changement de contrôle sécuritaire a laissé place à l’indignation. Après le retrait des éléments de l’AFC-M23, l’entité de Makobola était repassée sous l’autorité des FARDC, soutenues par les groupes dits Wazalendo.

Pourtant, ce basculement sécuritaire a viré au cauchemar la nuit du 30 décembre dernier. Selon des sources locales, le vide laissé par les éléments de l’AFC-M23 n’a pas apporté la stabilité escomptée. Ce sont désormais des éléments se réclamant des Wazalendo qui sont pointés du doigt. Le bilan est lourd : plusieurs femmes et jeunes filles ont subi des violences sexuelles, tandis que des commerces et des habitations ont été systématiquement pillés.

Ce regain d’insécurité souligne la précarité de la situation dans les zones de transition. Alors que les habitants pensaient avoir échappé à la présence de l’AFC-M23 dans leur entité, ils se retrouvent désormais à la merci d’exactions commises par ceux qu’ils pensaient être mieux placés pour assurer leur protection.

Ce drame pose avec acuité la question du contrôle des troupes alliées aux FARDC. Si l’arrivée des Wazalendo était perçue comme un rempart contre l’avancée de l’AFC-M23, ces exactions transforment les « Wazalendo » en prédateurs pour les populations locales.