Focus Info
vendredi 6 novembre 2026
AccueilSociétéSécuriteInformationPolitiqueActualitéSantéSportEducationDiscours de HaineAgricultureEntrepreneuriat
À la une
Alerte sanitaire en Ituri : à Mongwalu, la riposte contre Ebola fait face au double défi de l’insécurité et des intempériesOctobre Rose : la société Haojin au cœur de la solidarité et de la lutte contre le cancer du sein à GomaMambasa : des dégâts considérables à Makumo après le passage d’une violente tempêteL’EUFGO veut un championnat de haute facture pour l’exercice 2026-2027 : 182 matchs au programme et appel strict au fair-playCoup d’envoi de l’EUFGO : le champion en titre DC Espoir au défi de l’ambitieux Académie BwenderaÉlections de mi-mandat 2026 aux États-Unis : le basculement du Congrès et ses ondes de choc sur la RDCCrise sécuritaire en RDC : le FRN condamne les exactions des forces coalisées de Kinshasa et rejette les accusations sur UviraSituation politique en RDC : à Goma, la population oscille entre appel au dialogue et exigence d’une ligne dure face à KinshasaGoma : le chef de la MONUSCO James Swan s’entretient avec Joseph Kabila et les dirigeants du FRNKamituga : gronde des transporteurs de carburant face aux « tracasseries » des Hydrocarbures
Politique

RDC : le mouvement « Sauvons la RDC » dénonce les sanctions américaines contre Joseph Kabila

Dans une déclaration commune publiée ce mardi 5 mai 2026, plusieurs figures de proue de l’opposition congolaise, réunies sous la bannière du mouvement « Sauvons la RDC », ont vivement réagi à la décision de Washington de sanctionner l’ancien président Joseph Kabila. Le collectif dénonce une manœuvre politique téléguidée par Kinshasa et appelle à la levée immédiate de ces mesures.

À travers un communiqué signé par des personnalités telles que Matata Ponyo, André Claudel Lubaya ou encore l’ancien ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, le mouvement « Sauvons la RDC » exprime son « indignation » face à ce qu’il considère comme une injustice flagrante envers l’ancien chef de l’État.

Pour les signataires, ces sanctions ne reposent sur aucune preuve tangible. Ils y voient plutôt le résultat d’un « narratif fallacieux » construit par le gouvernement actuel pour écarter un adversaire politique. Le mouvement souligne une contradiction flagrante dans la position des États-Unis : alors que Washington avait salué Joseph Kabila en 2019 pour avoir orchestré la première passation de pouvoir pacifique du pays, il choisit aujourd’hui de le frapper de sanctions.

Le collectif accuse l’administration américaine de faire preuve de « complaisance » envers le régime en place, qu’il décrit comme un « fossoyeur des espoirs suscités par l’alternance ». Le texte énumère une série de griefs contre le pouvoir de Kinshasa, allant du pillage des ressources nationales aux violations répétées des droits de l’homme, en passant par le harcèlement des opposants.

Le document va plus loin en dépeignant Joseph Kabila comme la victime d’un acharnement systématique. Le mouvement rappelle le silence de la communauté internationale face à la condamnation à mort de l’ex-président par la justice congolaise et face à une récente tentative d’assassinat par drone dont il aurait été la cible.

Selon « Sauvons la RDC », en prenant ainsi parti, les États-Unis perdent leur crédibilité en tant que médiateur neutre dans les différents processus de paix en cours (Washington, Doha, Montreux). Cette décision, loin de résoudre la crise multidimensionnelle que traverse le pays, risquerait au contraire d’attiser les tensions et d’affaiblir les dynamiques nationales de paix.

« Cette décision, sollicitée et obtenue par le gouvernement de Kinshasa, apparaît donc comme une manœuvre politique de celui-ci, savamment calculée et dénuée de tout souci de justice ou de recherche de la vérité. Elle est en plus malheureusement perçue dans l’opinion comme s’inscrivant dans une logique de soutien inconditionnel du gouvernement américain au régime en place, au mépris des principes d’équité, d’impartialité et de respect de la souveraineté de notre pays. », peut-on lire dans ce document. 

En conclusion, les membres du collectif réaffirment leur détermination à poursuivre le combat contre tout projet de changement constitutionnel visant à pérenniser le régime actuel. En exigeant la levée des sanctions contre Joseph Kabila, ils appellent à une restauration de la dignité du peuple congolais et au respect de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire.

Cette sortie médiatique marque une nouvelle étape dans le bras de fer qui oppose les héritiers politiques du « kabilisme » et l’opposition républicaine au pouvoir de Kinshasa, dans un contexte sécuritaire et politique de plus en plus fragile.